Ce sont de ces liaisons du monde qui ne commencent ni ne finissent ; quand on se voit on se reprend, et dès qu’on se quitte on s’oublie.
Écrivain · 1810-1857 Image : Charles Landelle · Domaine public · Wikimedia Commons Ce sont de ces liaisons du monde qui ne commencent ni ne finissent ; quand on se voit on se reprend, et dès qu’on se quitte on s’oublie.
Écrivain · 1810-1857 Image : Charles Landelle · Domaine public · Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
La Confession d’un enfant du siècle (1836), Quatrième partie
… Dès le premier jour que je l’ai vue, n’a-t-elle pas accepté mon bras, sans me connaître, avec une légèreté qui aurait dû me faire douter d’elle? Si ce Dalens a été son amant, il est probable qu’il l’est encore;ce sont de ces liaisons du monde qui ne commencent ni ne finissent; quand on se voit on se reprend, et dès qu’on se quitte on s’oublie.Si cet homme revient aux vacances, elle le reverra sans doute, et probablement sans rompre avec moi. Qu’est-ce que c’est que cette tante, que cette vie mystérieuse qui a la charité pour affiche, que cette liberté déterminée qui ne se soucie d’aucun propos? …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Le cœur d’un libertin est fait comme une auberge, on y trouve à toute heure un grand feu bien nourri.
Il est vrai, dira-t-on, qu’il est plus d’une femme Près de qui l’on ne fait, avec un tel moyen, Que se priver de tout et ne conserver rien.
Le bonheur m’a prêté plus d’un lien fragile ; Mais c’est l’adversité qui m’a fait un ami.
Quand les sens apaisés sont morts pour le désir ; Quand, la main à la main, et l’âme à l’âme unie, On ne fait plus qu’un être, et qu’on sent s’élever Ce parfum du bonheur qui fait longtemps rêver.
La pensée D’un homme est de plaisirs et d’oublis traversée : Une femme ne vit et ne meurt que d’amour.
Se railler de la gloire, de la religion, de l’amour, de tout au monde, est une grande consolation, pour ceux qui ne savent que faire.
Qui, suspendant son âme à cette âme adorée, S’attache à ce rameau qui va l’abandonner ; Qui, maudissant le jour et sa vue abhorrée, Sent son cœur plein de vie, et n’en peut rien donner ?
On se sent très-bien vivre, et pourtant on est mort. On ne parlerait pas d’amour, mais je présume Que l’on serait capable, avec un peu d’effort… Je crois qu’une sottise est au bout de ma plume.
Aux yeux de celui qui voit tout, c’est peut-être une prière.
Doutez de la vertu, de la nuit et du jour ; Doutez de tout au monde, et jamais de l’amour.

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