Les législateurs auraient bien besoin d’une école de morale.
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La morale n’est qu’une science frivole si l’on ne la confond avec la politique et la législation.
La vraie politique ne put donc pas faire un pas sans avoir auparavant rendu hommage à la morale.
Quand on se fout de la morale, le moral est meilleur.
Il est nécessaire que la morale d’un peuple soit décidée par le peuple lui-même ; d’où le besoin d’une nouvelle forme de démocratie : la démocratie de l’éthique.
L’éducation doit porter sur deux bases, la morale et la prudence : la morale, pour appuyer la vertu ; la prudence, pour vous défendre contre les vices d’autrui.
La moralité est une création sociale, qui s’est agglomérée au cours des âges. Mais le nourrisson deviendra un sauvage si on ne l’éduque, si on ne lui donne un certain vernis de cette moralité abstraite qui s’est accumulée le long des siècles.
L’État peut imposer par la force la légalité, mais non les lois de la morale.
La conscience morale est la raison pratique représentant à l’être humain son devoir dans chaque cas où intervient une loi, que ce soit pour l’acquitter ou pour le condamner.
C’est bien connu, les bourgeois ont toujours eu la conscience étroite. Ils s’accommodent de la morale individuelle conventionnelle pour mieux refuser la morale sociale et politique.
Faut-il s’applaudir de la politique, si son plus grand effort est de faire quelques heureux au prix du repos de tant d’hommes ? Et quelle est la sagesse si vantée de ces lois, qui laissent tant de maux inévitables, et procurent si peu, de biens ?

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