La moralité est une création sociale, qui s’est agglomérée au cours des âges. Mais le nourrisson deviendra un sauvage si on ne l’éduque, si on ne lui donne un certain vernis de cette moralité abstraite qui s’est accumulée le long des siècles.
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- Dans une civilisation aussi matérialiste, fondée non pas sur l’individu, mais sur la propriété, il est inévitable que cette dernière soit mieux défendue que la personne humaine, et que les crimes contre la propriété soient stigmatisés de façon plus exemplaire que ceux commis contre l’homme.
- Beaucoup de parents veulent accoutumer leurs enfants à tout. Cela ne vaut rien. Car la nature humaine en général et en particulier celle des divers individus ne se prêtent pas à tout, et beaucoup d’enfants en restent à l’apprentissage.
- Le vice serait réduit à cette triste et déplorable condition où gémit la vertu, et il faudrait avoir autant de force et de courage pour être méchant, qu’il en faut, dans ce siècle corrompu, pour être homme de bien.
- L’éducation : ... Quelque chose qui avait été préalablement mâché et digéré d’avance plusieurs fois de suite par une foule de gens qui s’en souciaient comme d’une guigne, à seule fin de le servir à d’autres qui ne s’en souciaient pas davantage.
- L’homme sage vit sans morale, selon sa sagesse. Nous devons essayer d’arriver à l’immoralité supérieure.
- Nous aimons la morale quand nous sommes vieux, parce qu’elle nous fait mérite d’une foule de privations qui nous sont devenues une nécessité.
- Dans cet univers qui se caractérise par un haut degré de cynisme, on parle beaucoup de morale. En tant que sociologique, je sais que la morale n’est efficace que si elle s’appuie sur des structures, des mécanismes qui font que les gens ont un intérêt à la morale.
- La morale est une sorte d’art de l’inexécution des désirs, de la possibilité d’affaiblir des pensées, de faire ce qui ne plaît pas, de ne pas faire ce qui plaît. Si le bien plaisait, si le mal déplaisait : il n’y aurait ni morale, ni bien, ni mal...
- Dans un univers créé par Dieu, le monde et ses habitants étaient nécessairement comme ils devaient être. La nature était pour ainsi dire plaquée sur la morale.
- Il est nécessaire que la morale d’un peuple soit décidée par le peuple lui-même; d’où le besoin d’une nouvelle forme de démocratie : la démocratie de l’éthique.
- La culture du résultat s’est inscrite dans nos systèmes de pensée. Sans que la morale y soit toujours associée. On a prôné la satisfaction à tout prix.
- La morale n’est donc pas à proprement parler la doctrine qui nous enseigne comment nous devons nous rendre heureux, mais comment nous devons nous rendre dignes du bonheur.
- Quand on se fout de la morale, le moral est meilleur.
- Nous sommes condamnés par une morale surannée à passer de l’état naturel directement, à l’état d’imbécillité passive, fonctionnante, et d’humiliation abjecte.
- La morale est une attitude que nous adoptons vis-à-vis des gens que nous n’aimons pas.