La morale n’est donc pas à proprement parler la doctrine qui nous enseigne comment nous devons nous rendre heureux, mais comment nous devons nous rendre dignes du bonheur.
Philosophe, 1724-1804La morale n’est donc pas à proprement parler la doctrine qui nous enseigne comment nous devons nous rendre heureux, mais comment nous devons nous rendre dignes du bonheur.
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Critique de la raison pratique
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Que le bonheur qu’on prend ne soit pas du malheur qu’on donne : je n’ai pas d’autre morale.
Dans nos mondes où la joie est devenue plus que triste, honteuse, je me donne le droit d’avoir l’air heureux, de refuser toutes les leçons de morale.
Nous ne sommes pas assez stables dans nos façons de penser pour pouvoir compter que telle ou telle chose puisse nous rendre heureux ; le vrai bonheur est d’être exempt d’ennui ; tout ce qui en préserve est également bon.
Soyez heureux si vous pouvez, c’est la sagesse – rendre les autres heureux, c’est la vertu.
En toutes choses, le seul bonheur de la vie, le seul plaisir moral qui ne soit pas absolument vain, c’est de donner du plaisir à d’autres : en recevoir n’est pas le bonheur, ce n’en est que la vaine promesse.
Il n’y a que le physique de cette passion qui soit bon ; malgré ce que peuvent dire les gens épris, le moral n’en vaut rien.
Car chez nous le contraire de la folie ce n’est pas la sagesse, mais la joie.
L’intérêt et la crainte sont les principes de la société et toute la morale consiste à vivre selon notre bon plaisir.
La morale est le contraire du bonheur depuis que j’existe.
Les gens veulent être amusés, pas prêchés, vous savez. La morale ne se vend pas de nos jours.

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