L’amour de la justice n’est, en la plupart des hommes, que la crainte de souffrir l’injustice.
Écrivain · 1613-1680 Image : Théodore Chassériau · Domaine public · Wikimedia Commons L’amour de la justice n’est, en la plupart des hommes, que la crainte de souffrir l’injustice.
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Source vérifiée
Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 78
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Dans la vieillesse de l’amour comme dans celle de l’âge on vit encore pour les maux, mais on ne vit plus pour les plaisirs.
Quand on a le cœur encore agité par les restes d’une passion, on est plus près d’en prendre une nouvelle que quand ou est entièrement guéri.
L’amour-propre est plus habile que le plus habile homme du monde.
Une honnête femme est un trésor caché ; celui qui l’a trouvé fait fort bien de ne s’en pas vanter.
Rien n’est plus rare que la véritable bonté : ceux même qui croient en avoir n’ont d’ordinaire que de la complaisance ou de la faiblesse.
Il ne faut pas s’offenser que les autres nous cachent la vérité, puisque nous nous la cachons si souvent à nous-mêmes.
Les violences qu’on nous fait nous font souvent moins de peine que celles que nous nous faisons à nous-mêmes.
Il est plus difficile de dissimuler les sentiments que l’on a que de feindre ceux que l’on n’a pas.
Les passions en engendrent souvent qui leur sont contraires : l’avarice produit quelquefois la prodigalité, et la prodigalité l’avarice ; on est souvent ferme par faiblesse, et audacieux par timidité.
On perd quelquefois des personnes qu’on regrette plus qu’on n’en est affligé ; et d’autres dont on est affligé, et qu’on ne regrette guère.

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