Gardons-nous, pourtant, de trop céder à la tentation de la généralisation. Dans la pire des époques, sous la condition la plus vile, la femme a vu chaque année naître le printemps.
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- Le monde fleurit par ceux qui cèdent à la tentation. Le monde n’est justifié qu’aux dépens éternels de sa sûreté.
- Cédez à la tentation; ou l’occasion ne se présentera peut-être plus.
- Les femmes de la Salpêtrière n’étaient désormais plus des pestiférées dont on cherchait à cacher l’existence, mais des sujets de divertissement que l’on exposait en pleine lumière et sans remords.
- Les femmes d’un certain âge deviennent folles pour un rien, une piqûre de moustique sur une fesse gonflée d’amertume, un amant refroidi ou une ménopause lente à se déclarer.
- La femme dans notre société contemporaine n’est pas moins volage que l’homme. Elle est simplement plus discrète...
- Femme. C’est pire que paysan - semis, arrosage, arrachage... Jambes à épiler, aisselles à raser, ongles à limer... Un programme si rigoureusement exigeant qu’il suffit de se laisser aller quelques jours pour se retrouver en jachère.
- Les femmes aussi ont leurs saisons. L’été ne dure pas toujours et après l’été... Ah oui ! Les splendeurs de l’automne ! Mais combien éphémères ! ! Qui prend le temps de regarder et d’aimer l’automne ?
- Je méprise cette sorte de sagesse à laquelle on ne parvient que par refroidissement ou lassitude.
- Plus de printemps, plus de jeunesse. Ou du moins tous deux aigres, durs, âpres, sans bonté, sans douceur.
- Nos histoires se vengent bien de nous. Nous ne savons pas tout de suite que l’amour meurt comme une saison. Ce printemps-ci est plus fulgurant que tous les printemps passés de ce pays.
- Il en a de bonnes ! Être prudent ! Semer, me dit-il, les graines de la civilisation. Oui, malheureusement, ça pousse lentement, tonnerre ! Laissez le temps au temps...
- La plus grande douceur de la vie, interrompit-elle vivement, c’est d’admirer ce qu’on aime. Si vous en doutez, c’est que vous avez plus exploré les forêts et les mers que le coeur de la femme.
- La pruderie qui survit, chez une femme, à la jeunesse et à la beauté, me semble un épouvantail pour les oiseaux, oublié dans les champs après la moisson.
- C’est le "presque" qui compte, et le conditionnel. Sur le coup, ça semble une folie. On est tout juste au début de mars, la semaine n’a été que pluie, vent et giboulées. Et puis voilà. Depuis le matin, le soleil est venu avec une intensité mate, une force tranquille.
- Le sentiment d’attente ne s’ajuste qu’au seul printemps. Avant lui, après lui nous escomptons la moisson, nous supputons la vendange, nous espérons le dégel. On n’attend pas l’été, il s’impose; on redoute l’hiver.