Filles des nombres d’or
Fortes des lois du ciel
Sur nous tombe et s’endort
Un dieu couleur de miel.
Écrivain, 1871-1945 Image : Henri Manuel, Domaine public, Wikimedia Commons Filles des nombres d’or
Fortes des lois du ciel
Sur nous tombe et s’endort
Un dieu couleur de miel.
Écrivain, 1871-1945 Image : Henri Manuel, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Charmes, commentés par Alain [pseud
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Ce nid où l’amour se pose, voilà le but du ciel bleu ; Et pour la plus douce chose Il faut le plus puissant dieu.
Palsambleu, morbleu, ventrebleu, jarnibleu ! Dieu aussi a eu son époque bleue.
Tout ce qui est beau s’éclaire de Dieu.
Je les ai bien reçus, trouvant que c’était sage. L’âme a certainement la couleur du visage, disais-je ; l’homme blanc, c’est comme le ciel bleu ; Et le dieu de ceux-ci doit être un très bon dieu.
L’éternité comme une immense coquille d’œuf m’entoure de tous côtés et voici que la liberté, belle lionne, se métamorphose à son gré.
Borné dans sa nature, infini dans ses vœux, l’homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux.
L’amour, c’est la fleur de la brandie ; C’est l’ange aux aîles d’or qui plane dans le ciel, et qui sur les inondes se penche En secouant sa robe blanche D’où tombe l’absynthe et le miel.
Qui voit le chêne dans le gland voit Dieu dans le chêne.
Doux et cruel tyran du printemps de la vie, amour, usurpateur de l’été de nos ans, bannis les froids dédains, la sombre jalousie, tu seras le premier de nos dieux bienfaisants.
Ah ! Qu’au ciel et sur terre cesse cet esprit de lutte Et de courroux, qui pousse le plus sage à s’emporter Et qui semble beaucoup plus doux que le miel sur la langue, quand, comme une fumée, il monte dans le cœur de l’homme.

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