Les exemples de contemporains amis qui se fâchent après la lecture d’articles révélant leurs soi-disant fâcheries, sont si nombreux qu’on ne saurait soutenir sans injustice que les journalistes n’ont aucune influence.
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- C’est parce qu’ils pratiquent le respect vigoureux des propos qu’on leur tient que certains journalistes écrivent parfois n’importe quoi.
- Certains journalistes parlent d’un livre sans l’avoir feuilleté par conscience professionnelle afin de se trouver dans les conditions exactes d’ignorance du public auquel ils s’adressent.
- Quelqu’un qui ne fait pas parler de lui est un infirme en matière de communication. Quelqu’un qui parle de lui est un vaniteux. Quelqu’un qui laisse les autres parler de lui est un imprudent.
- Une revue n’est vivante que si elle mécontente chaque fois un bon cinquième de ses abonnés. La justice consiste seulement à ce que ce ne soient pas toujours les mêmes qui soient dans le cinquième.
- La parité se trouve de plus en plus bafouée au fil des séries policières où, désormais, les femmes assurent l’ordre et rendent la justice tandis que les hommes héritent des rôles de petits malfrats.
- Quand une seule victime ne peut obtenir justice, chacun doit s’attendre à être le premier à subir ensuite ces outrages.
- Il se commettrait peu de crimes, si les témoins de l’injustice n’en étaient pas moins indignés que les malheureux qui en sont les victimes.
- Tous les journaux satiriques, depuis qu’il en existe, ne sont qu’une exposition hebdomadaire des faiblesses, des gaffes ou des tares des grands hommes ou tout au moins de ceux que la foule envie.
- Loue ton ami en public et critique-le en tête-à-tête.
- Nous nous piquons à nos opinions avec d’autant plus de violence que nous les sentons plus discutées ou plus douteuses, les tenant ainsi pour certaines à proportion qu’elles ne le sont pas.
- Vous pensiez qu’une cause qui n’est défendue que par la violence, le mensonge et la calomnie fait ainsi l’aveu de sa propre faiblesse, mais vous n’imaginiez pas le pouvoir de la faiblesse, de l’humiliation, du ressentiment et des peurs abjectes.
- En littérature, j’ai très souvent remarqué qu’une œuvre de qualité est fondamentalement ignorée si elle n’est pas publiée par une célèbre maison d’édition. Les plus petits éditeurs, moins prestigieux, ne jouent aucun rôle dans les revenus publicitaires des grands médias diffusant de la critique littéraire, et le cynisme prospère librement au coeur de la sauvagerie du marché. Le concept d’un terrain de jeu partagé équitablement par tous est aussi grotesque que celui de la paix dans le monde.
- La plupart des amis dégoûtent de l’amitié, et la plupart des dévots dégoûtent de la dévotion.
- L’ennui avec les interviews, c’est qu’il faut répondre du tac au tac à un journaliste tout ce qu’on n’a pas su se répondre à soi-même toute sa vie.
- Qui dira la tristesse des secrétaires de rédaction sommés de faire composer en très gros caractères des noms de confrères au talent très mince ?