J’écris opéras au pluriel, malgré la décision contraire, parce qu’il me semble que la dernière syllabe de ce mot est longue au pluriel.
Écrivain, 1717-1783 Image : After Maurice Quentin de La Tour, Domaine public, Wikimedia Commons J’écris opéras au pluriel, malgré la décision contraire, parce qu’il me semble que la dernière syllabe de ce mot est longue au pluriel.
Écrivain, 1717-1783 Image : After Maurice Quentin de La Tour, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Oeuvres
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Par-delà les mots, il y a la musique des vers.
Il y a un rythme dans chaque phrase, donc une musique. Chaque syllabe y prend sa place. C’est un automatisme : quand je lis un texte, je ne lis pas, je le chante dans ma tête. C’est naturel, j’associe toute phrase à un tempo.
Chaque instrument a bien évidemment une voix différente. Chacun a sa propre voix. Et ensuite, il y a la mienne, et c’est très intéressant de voir ce mélange de voix entre l’instrument et l’instrumentiste.
J’ai toujours pensé que l’écriture était proche de la musique mais beaucoup moins pure que celle-ci.
Le texte, au théâtre, c’est encore ce qu’il y a de moins important. Ils n’entendent qu’une phrase sur deux.
Ne fais point, affectant un savoir pédantesque, du latin et du grec l’étalage burlesque.
D’après ma façon habituelle de composer, même pour la musique instrumentale, j’ai toujours l’ensemble devant les yeux.
À mesure que s’éloigne la liturgie traditionnelle, je trouve un charme neuf aux hymnes latines et aux proses des offices d’autrefois qui chantent encore dans ma mémoire.
Morte !… Morte !… Il y a de ces mots qu’on prononce sans pouvoir les comprendre.
« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » La grande chance de cette nunucherie pour passer à la postérité a été de se limiter à douze syllabes. Les prosateurs, eux, font toujours trop long.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.