Des combinaisons pareilles à des mélodies. Je crois entendre pour ainsi dire la musique des coups…
1899-1977Des combinaisons pareilles à des mélodies. Je crois entendre pour ainsi dire la musique des coups…
1899-1977Partager sur
Source vérifiée
La Défense Loujine
Le texte original diffère de quelques mots.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant voudrait dire qu’il y a littérature partout où l’on bavarde, peinture partout où l’on barbouille.
La mélodie est l’essence de la musique.
La musique souvent me prend comme une mer.
Le son de la pompe qui grince est aussi nécessaire que la musique des sphères.
La véritable musique suggère des idées analogues dans des cerveaux différents.
Chaque instrument a bien évidemment une voix différente. Chacun a sa propre voix. Et ensuite, il y a la mienne, et c’est très intéressant de voir ce mélange de voix entre l’instrument et l’instrumentiste.
Le rock, le jazz, ce n’est rien d’autre qu’une traduction des sons hideux et irrationnels de l’environnement industriel en langage musical.
Par la combinaison des lignes et des couleurs, sous prétexte de quelque motif pris de la nature, je crée des symphonies et des harmonies qui ne représentent rien de réellement réel au sens ordinaire du terme mais qui sont destinés à donner naissance à des pensées comme le fait la musique.
Le jazz est vif, douloureux, doux, tendre, lent ; il apaise, il bouleverse, c’est de la musique et ce qu’il rythme est vrai, c’est le pouls de la vie.
Jouer la musique de Bach ou les messes de Mozart, c’est peindre des icônes avec des sons.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.