Jouer la musique de Bach ou les messes de Mozart, c’est peindre des icônes avec des sons.

Jouer la musique de Bach ou les messes de Mozart, c’est peindre des icônes avec des sons.

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Variations sauvages
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On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant voudrait dire qu’il y a littérature partout où l’on bavarde, peinture partout où l’on barbouille.
Des combinaisons pareilles à des mélodies. Je crois entendre pour ainsi dire la musique des coups…
L’architecture, c’est de la musique figée.
Contrairement à la peinture, à la sculpture ou à l’écriture, qui induisent une relation personnelle individuelle, entre l’artiste et l’amateur, la musique est destinée au concert.
Par la combinaison des lignes et des couleurs, sous prétexte de quelque motif pris de la nature, je crée des symphonies et des harmonies qui ne représentent rien de réellement réel au sens ordinaire du terme mais qui sont destinés à donner naissance à des pensées comme le fait la musique.
Mon cœur bat tout entier pour le haut et grand art de Sébastien Bach, ce patriarche de l’harmonie.
Peindre, sculpter, écrire, composer des hymnes, des opéras, des élégies, c’est montrer à la mort sa faillite.
Il y a de la volute ionique dans Mozart, » disait un jour Gounod, caractérisant d’un mot pittoresque ce style, fait de charme et de pureté, source d’une impression d’art analogue a celle que nous a donnée la Grèce antique.
Chaque instrument a bien évidemment une voix différente. Chacun a sa propre voix. Et ensuite, il y a la mienne, et c’est très intéressant de voir ce mélange de voix entre l’instrument et l’instrumentiste.
L’art est une petite musique pour faire danser la vie comme faire de la dentelle au crochet.

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