L’architecture, c’est de la musique figée.
Homme d'État, 1749-1832Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
L’architecture, c’est de la musique figée.
Homme d'État, 1749-1832Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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L’art assassiné par la géométrie, voilà l’architecture moderne.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant voudrait dire qu’il y a littérature partout où l’on bavarde, peinture partout où l’on barbouille.
La vraie musique est entre les notes.
Le déraisonnable de l’opéra réside dans le fait qu’on y utilise des éléments rationnels, qu’on y cherche une certaine matérialité et un certain réalisme, alors que la musique anéantit tout cela.
La musique est par excellence l’art d’agencer et de faire tinter le silence, de lui conférer un rythme, une dynamique.
Tout est musique. Un tableau, un paysage, un livre, un voyage ne valent que si l’on entend leur musique.
La musique est la vapeur de l’art. Elle est à la poésie ce que la rêverie est à la pensée, ce que le fluide est au liquide, ce que l’océan des nuées est à l’océan des ondes.
La musique n’a pour ainsi dire point de réalité ; elle n’imite pas, elle exprime. La musique est à la fois une science comme l’algèbre, et un langage psychologique auquel les habitudes poétiques peuvent seules faire trouver un sens.
Jouer la musique de Bach ou les messes de Mozart, c’est peindre des icônes avec des sons.
Contrairement à la peinture, à la sculpture ou à l’écriture, qui induisent une relation personnelle individuelle, entre l’artiste et l’amateur, la musique est destinée au concert.

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