Je n’ai pas l’habitude de retoucher mes compositions (une fois terminées). Je ne l’ai jamais fait, pénétré de cette vérité, que tout changement partiel altère le caractère de la composition.
Compositeur, 1770-1827Je n’ai pas l’habitude de retoucher mes compositions (une fois terminées). Je ne l’ai jamais fait, pénétré de cette vérité, que tout changement partiel altère le caractère de la composition.
Compositeur, 1770-1827Partager sur
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Beethoven décoré de douze gravures de Perrichon, d'après Jos. van Boehm, J. P. Lyser, Jean-Paul Laurens
Le texte original diffère de quelques mots.
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D’après ma façon habituelle de composer, même pour la musique instrumentale, j’ai toujours l’ensemble devant les yeux.
Quand j’ai fait un beau tableau, je n’ai point écrit une pensée… C’est ce qu’ils disent !… Qu’ils sont simples ! Ils ôtent à la peinture tous ses avantages.
Ce n’est, d’ailleurs, peut-être, que la brièveté de la vie qui empêche les artistes de comprendre jusqu’au bout la vanité de leur travail et d’organiser à temps l’oubli et de leur œuvre et d’eux-mêmes.
J’ai toujours pensé que l’écriture était proche de la musique mais beaucoup moins pure que celle-ci.
Je ne saurais juger d’une même chose exactement de même ; je ne puis juger de mon ouvrage en le faisant ; il faut que je fasse comme les peintres, et que je m’en éloigne ; mais non pas trop. De combien donc ? devinez.
Les gravures hermétiques, où sont traduits en images les arcanes de l’alchimie. Ces compositions allusives demeurent totalement mystérieuses pour qui ne possède pas la clé de leur langage.
On dit : retracer une vie. Mais les arabesques et méandres dessinent à la fin, eux aussi, un motif plutôt indiscernable (…) Peut-être ne fait-on que cela : broder sur la musique du temps, avec, parfois, des cassures.
Enfant déjà, quand je finissais un dessin, je tournais la page et j’en commençais un autre. Eh bien là, j’ai pris mes pinceaux pour peindre une nouvelle histoire.
Nulle forme fixe n’est plus considérée comme le moule nécessaire à l’expression de toute pensée poétique ; (…) désormais comme toujours, mais consciemment libre cette fois, le Poète obéira au rythme personnel.
J’écris opéras au pluriel, malgré la décision contraire, parce qu’il me semble que la dernière syllabe de ce mot est longue au pluriel.

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