Enfant déjà, quand je finissais un dessin, je tournais la page et j’en commençais un autre. Eh bien là, j’ai pris mes pinceaux pour peindre une nouvelle histoire.
Image : Enfant déjà, quand je finissais un...

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- Le cinématographe a cinquante ans... Fort peu pour une Muse qui s’exprime par l’entremise de fantômes et d’un matériel encore en enfance si on le compare à l’usage de l’encre et du papier.
- Appelons poésie une création par l’image et le rêve.
- Depuis que je la connais, il y a son nom à toutes les pages de mon journal. C’est mon obsession, mon rêve éveillé, la page blanche que je voudrais emplir de couleurs pastel.
- Je n’ai jamais jugé d’une chose exactement de même, je ne puis juger d’un ouvrage en le faisant. Il faut que je fasse comme les peintres et que je m’en éloigne, mais non pas trop. De combien donc ? Devinez...
- La peinture est de plus en plus proche de la poésie, maintenant que la photographie l’a libérée du besoin de raconter une histoire.
- Quand j’ai fait un beau tableau, je n’ai pas écrit une pensée. C’est ce qu’ils disent. Qu’ils sont simples ! Ils ôtent à la peinture tous ses avantages.
- L’oeuvre peinte nous avertit mieux que la chose; elle nous arrête; elle nous ramène. Elle finit par nous apprendre qu’il vaut mieux voir un même tableau cent fois qu’en voir cent une fois; mais il faut aider l’oeuvre, mettre de soi, jurer de soi.
- Je n’ai pas l’habitude de retoucher mes compositions (une fois terminées). Je ne l’ai jamais fait, pénétré de cette vérité, que tout changement partiel altère le caractère de la composition.
- A peine je sors de mon lit, avant le jour, au petit jour, entre la lampe et le soleil, heure pure et profonde, j’ai coutume d’écrire ce qui s’invente de soi-même.
- En partant de chez moi j’ai pu me fabriquer une nouvelle histoire, beaucoup plus satisfaisante, remplie d’influences évidentes et simplistes liées à l’environnement; un passé coloré, facilement accessible aux autres.
- Maman n’aimait pas beaucoup faire la cuisine : Pourquoi passer l’après-midi à préparer un repas qui sera avalé en une heure, quand dans le même temps, je pourrais peindre un tableau qui durera toujours ?
- Il semble que nous ne faisons que languir dans l’âge mûr pour dire les rêves de notre enfance, et ils s’évanouissent de notre mémoire avant que nous ayons pu apprendre leur langage.
- Je prenais la vie et je la jetais sur scène. Une double tradition : celle de l’enseignement et celle de l’art. Je ne suis pas le révolutionnaire qu’on croit : j’ai dépoussiéré.
- J’ai participé à la transformation de mon époque. Je l’ai fait avec des vêtements, ce qui est sûrement moins important que la musique, l’architecture, la peinture... Mais quoi qu’il en soit, je l’ai fait.
- Dans mon lit, au fond de mes histoires, je cherchais d’autres réels plus supportables, et les livres, mes amis, repeignaient mes journées de lumière.