On dit : retracer une vie. Mais les arabesques et méandres dessinent à la fin un motif plutôt indiscernable : juste une forme évidée. Peut-être ne fait-on que cela : broder sur la musique du temps, avec parfois des cassures.
Image : On dit : retracer une vie....

Citations similaires à "On dit : retracer une vie...." :
- Les gens disent que la musique celtique est revenue. Elle n’est jamais partie. Tout ce qu’on vit aujourd’hui vient du mouvement des années 1960 et 70.
- La pure musique d’église devrait être exécutée seulement par les voix, à part le Gloria, ou tel autre texte de ce genre. C’est pourquoi je préfère Palestrina; mais c’est une absurdité de l’imiter, sans posséder son esprit, ni ses conceptions religieuses.
- Le déraisonnable de l’opéra réside dans le fait qu’on y utilise des éléments rationnels, qu’on y cherche une certaine matérialité et un certain réalisme, alors que la musique anéantit tout cela.
- Il y a un rythme dans chaque phrase, donc une musique. Chaque syllabe y prend sa place. C’est un automatisme : quand je lis un texte, je ne lis pas, je le chante dans ma tête. C’est naturel, j’associe toute phrase à un tempo.
- D’un lambeau de papyrus ou d’un morceau de poterie, on peut remonter vers une civilisation disparue depuis des millénaires. A partir de la racine d’un mot, on peut rayonner à travers une constellation de vocables et de sens.
- Ce n’est, d’ailleurs, peut-être, que la brièveté de la vie qui empêche les artistes de comprendre jusqu’au bout la vanité de leur travail et d’organiser à temps l’oubli et de leur oeuvre et d’eux-mêmes.
- La musique laisse la poésie loin derrière elle; elle peut tout dire. Dans une modulation, dans une cadence évitée, elle exprime clairement, tout ce que les autres arts doivent décrire et essayer de cerner. Nos poètes impressionnistes modernes voudraient bien exprimer ces atmosphères et ces sensations, ce qu’ils n’arriveront jamais à faire avec des mots.
- Ce n’est pas parce qu’il y a eu la grande tragédie du Bataclan, que la musique s’est arrêtée. On continue la musique et on continuera le dessin.
- On ne meurt que quand son temps de vie sur terre est achevé. Un temps déjà inscrit par le Créateur dès le premier souffle de vie. On ne peut avancer ni reculer ce moment fatidique. Pourquoi alors se lamenter sur la décision implacable d’Allah ?
- C’est comme ça que tu tombes islamiste, c’est quand tu fatigues. De rêver, d’aimer, de vivre. A force de fatiguer, tu peux plus rien voir venir.
- On subit tous l’image qu’on véhicule, un jour, elle se mêle si intimement à notre vérité qu’on ne peut plus les séparer. Je pense que ça a été le cas pour Sardou, à force de passer pour un vieux con réac, il l’est devenu.
- N’y a-t-il pas meilleur symbole de soumission à l’impérialisme musulman que l’image du peuple algérien qui se prosterne cinq fois par jour vers son conquérant situé en Arabie ?
- Serge écrit de la musique, alors c’est étrange de me retrouver dans ce monde-là encore, non pas que ça me manquait de taper sur un vieux piano, mais j’avais un peu peur de me répéter.
- C’est si doux, les vieilles habitudes, même celles qui vous oppriment. Plutôt un malheur familier que ces nouveautés insolites, et cet effort encore pour comprendre, lorsqu’on atteint, rompu, la fin de la journée.
- On s’acharne pendant des années à imiter ce qui est, et on arrive à peine, par cette copie immobile et muette des actes de la vie, à faire comprendre aux yeux exercés ce qu’on a voulu tenter.