Il n’écoute pas, ne parle pas ne participe pas aux événements politiques. Il ne sait pas que le coût de la vie, le prix des haricots et du poisson, le prix de la farine, le loyer, le prix des souliers et des médicaments dépendent des décisions politiques. L’analphabète politique est si bête qu’il s’enorgueillit et gonfle la poitrine pour dire qu’il déteste la politique.
Image : Il n’écoute pas, ne parle pas...

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- Et la politique, c’est ce qu’il y a dans la vie de moins essentiel et de moins précieux. La politique, c’est l’écume sale sur la surface de la rivière, alors qu’en fait la vie de la rivière s’accomplit à une bien plus grande profondeur.
- Difficile d’aller à Gennevilliers s’adresser à des smicards quand on habite un quartier privilégié comme le mien; la vie politique exige un blindage qui me fait défaut.
- Passer sa vie dans l’opposition est pour un homme politique ce que serait pour un poète se condamner à lire et à juger les vers des autres.
- Quel mérite un politicien a-t-il de se situer à gauche lorsque la gauche lui apporte - via le pouvoir - toutes les conditions de vie (palais, limousines, domesticité) des grossiums de la droite ?
- Le dissident n’opère pas au niveau du véritable pouvoir. Il ne cherche pas le pouvoir. Il n’a pas envie d’occuper un poste et ne recueille pas de voix. Il ne cherche pas à charmer le public, il n’offre rien et ne promet rien. Il ne peut offrir que sa propre peau - et il l’offre uniquement parce qu’il n’a aucun autre moyen d’affirmer la vérité qu’il défend. Ses actions ne font qu’exprimer sa dignité de citoyen, quel qu’en soit le prix.
- Il ne sait rien et croît tout savoir. Cela présage indubitablement une carrière politique.
- Une grande partie de la rhétorique républicaine est meilleure que celle des démocrates. Mais quand ils sont au pouvoir, c’est à peu près la même chose. C’est servir leurs partisans, c’est le bien-être des entreprises, c’est le copinage qui est si destructeur, en particulier pour les défavorisés.
- La caricature sert aussi indirectement à sauver la vie des hommes politiques. Pendant que le peuple rigole, il ne pense pas à mettre une tête au bout d’une pique.
- Faire parler un homme politique sur ses projets et son programme, c’est comme demander à un garçon de restaurant si le menu est bon. Tout ce qui l’intéresse c’est que vous payiez l’addition : ce n’est pas lui qui aura mal au ventre !
- Il n’y a pas de démocratie populaire, une véritable démocratie du peuple est inconcevable. L’homme du peuple, n’étant pas apte à tout, ne saurait parler de ce qu’il connaît, il comprend parfaitement que l’élection favorise les bavards. Le pouvoir est à qui le prend, à qui se sent la force de le prendre.
- Faut-il s’applaudir de la politique, si son plus grand effort est de faire quelques heureux au prix du repos de tant d’hommes ? Et quelle est la sagesse si vantée de ces lois, qui laissent tant de maux inévitables, et procurent si peu, de biens ?
- Il y a deux types de problèmes dans la vie : les problèmes politiques sont insolubles et les problèmes économiques sont incompréhensibles.
- C’est la beauté de la démocratie de faire que le pouvoir tienne compte de l’opinion, mais c’est la misère de la démocratie d’être soumise au nombre, la moitié plus un. Or la majorité des gens ne se soucie pas du sort des autres.
- C’est par un manque de maîtrise de soi, de scepticisme et d’esprit critique que le tyran se distingue de l’homme politique normal.