Dieu sait quelles métaphysiques et géométries l’invention des miroirs et des vitres a pu engendrer chez les mouches !
Écrivain, 1871-1945 Image : Henri Manuel, Domaine public, Wikimedia Commons Dieu sait quelles métaphysiques et géométries l’invention des miroirs et des vitres a pu engendrer chez les mouches !
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Cahiers
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Nos vies sont fascinées par l’acte où elles ont pris naissance. Par leur source. Par l’aurore. Par la première aurore qui nous découvrit la lumière et qui nous éblouit.
Un miroir est un alambic à vanité et en même temps un stérilisateur d’orgueil. Aucun objet n’excite plus un imbécile qui se tient devant lui avec la tête pleine de suffisance.
Il reste ce qui reste d’une danse de mouches dans un rayon de soleil.
Des saints et des anges ! Et pourquoi ne voulons-nous pas comprendre que ces beaux êtres fantastiques sont déjà de ce monde à l’état latent, comme le papillon splendide dans sa pauvre larve ?
Il y a dans le regard du désordre cette hirondelle de menthe et de genêt qui fond pour toujours renaître dans le raz-de-marée de ta lumière.
Nous devons croire que tout a une cause, comme l’araignée tisse sa toile afin d’attraper des mouches, et le fait bien avant de savoir qu’en ce monde il existe des mouches.
Parfois prend le miroir Entre ciel et chambre Dans ses mains le minime Soleil terrestre.
L’Art survole, la Science donne des béquilles.
Les connaissances qui garnissent la plupart de nos jeunes têtes sont comme les couleurs sur les ailes du papillon ; brillantes, mais éphémères.
Pour connaître la rose, quelqu’un emploie la géométrie et un autre emploie le papillon.

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