Dieu n’est pas spectateur. Le seul Dieu qui soit est sans cesse impliqué dans le drame miraculeux et contradictoire de la création. Dieu est en quelque sorte noyé dans la création, et ne peut en être ni séparé ni distingué.
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- Dieu est à la fois l’objet du regard et le mystère du non-regard. En vérité pourtant, ni le regard de l’homme ne l’atteint, ni son non-regard, ni son agir, ni son cesser d’agir. Dieu est l’Au-delà.
- Dieu n’est pas l’éternité, il n’est pas l’infini, mais il est éternel et infini. Il n’est ni la durée ni l’espace, mais il a existé de tout temps, et sa présence est partout.
- Ce qui est étonnant, ce n’est pas que Dieu existe en réalité mais que cette idée de la nécessité de Dieu soit venue à l’esprit d’un animal féroce et méchant comme l’homme, tant elle est sainte, touchante, sage, tant elle fait honneur à l’homme.
- Vous ne pouvez pas imaginer à quel point Dieu est timide ! Il ne parle pas, il chuchote. Il ne touche pas, il frôle. Il n’étreint pas, il effleure.
- Dieu n’est pas fou. Et malgré quelques fantaisies comme la famine, la peste, la guerre et les inondations, tout me fait croire que Dieu est une personne de bon sens. D’ailleurs, à l’âge qu’il a, le contraire serait bien étonnant.
- Car le propre de la divinité c’est l’entêtement. Si l’homme savait pousser l’obstination à son point extrême, lui aussi serait déjà dieu. Voyez les savants, et les secrets divins qu’ils arrachent de l’air ou du métal, simplement parce qu’ils se butent.
- Pour l’athée, l’hypothèse de l’existence de Dieu n’est pas à retenir : celle de l’existence du diable reste à considérer. En tout cas des deux hypothèses la deuxième lui paraîtra la moins déraisonnable.
- Sur un seul point la puissance de Dieu est en défaut : il ne peut faire que ce qui est arrivé ne soit pas arrivé.
- Dieu n’est pas un tout qui se partage.
- Les voies de Dieu sont impénétrables, dit-on. Assurément. Je n’aurais jamais accepté, en aucune façon, de servir un Dieu dont les voies auraient été à la portée de la compréhension de l’homme.
- Dieu est un être dont les perfections sont transcendantes et illimitées. Sa nature est donc incompréhensible aux esprits finis.
- Dieu : une entité qui réconcilie tous les antagonismes, la beauté et la laideur, les forces du bien et celles du mal, la complexité et la simplicité, dans la plénitude de l’unité.
- La possibilité que le oui et le non, le bien et le mal, soient également indifférents à Dieu ne peut être concevable pour des têtes faites comme les nôtres, car enfin Dieu doit bien servir à quelque chose.
- Dieu, modeste, n’ose pas se vanter d’avoir créé le monde.