J’ai un copain qui a une situation formidable. Il a cinq mille personnes en dessous de lui ! Il tond le gazon dans un cimetière…
Humoriste, 1919-2009J’ai un copain qui a une situation formidable. Il a cinq mille personnes en dessous de lui ! Il tond le gazon dans un cimetière…
Humoriste, 1919-2009Partager sur
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Histoires Mechantes
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Pour qui s’emmerde au trou perdu, la mort du voisin ranime toujours un peu la vie, mettant la joie dans les chaumières où le père noue sa cravate noire des cimetières en fredonnant des javas usées.
Ah ! Quelle nécropole que le cœur humain ! Pourquoi aller aux cimetières ? Ouvrons nos souvenirs, que de tombeaux !
Beaucoup d’amis meurent. Je n’ai pas le courage d’aller à leur enterrement. Dailleurs, je suis sûr qu’ils ne viendront pas au mien !
C’est rudement commode, un enterrement. On peut avoir l’air maussade avec les gens : ils prennent cela pour de la tristesse.
La mort, c’est particulier chez moi. Je n’arrive pas à me dire que c’est possible. J’ai toujours envie d’ouvrir le cercueil et de crier : « Allez, debout, on arrête ces conneries ! » Comment fait-on pour supporter cette idée-là ?
L’affaire la plus importante de la vie, c’est d’avoir de belles funérailles.
Essayez, si vous le pouvez, d’arrêter un homme qui voyage avec son suicide à la boutonnière.
Qui marche creuse le chemin. Notre tombe est demain.
Commencer l’homme par sa mort, c’est ma tendresse…
Une remise de décorations est l’instant priviligié entre tous où un homme en bonne santé peut entendre en avant-première le tombereau d’amabilités qu’on déversera plus tard sur son cercueil.

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