Des cheveux blancs sur un cœur encore vert sont donc comme des mains qui se trempent dans la neige : c’est froid, mais cela brûle !…
1809-1884Des cheveux blancs sur un cœur encore vert sont donc comme des mains qui se trempent dans la neige : c’est froid, mais cela brûle !…
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Source vérifiée
Écrits complets, vol. II (1838), p. 609
Si tu disais : Voici l’Hiver. Le soleil saigne sur la mer, La barque est prise aux glaces du port, L’âtre fume, le vent halète Ou ricane, glapit ou guette Et jappe et mord ; Le jour finit en soir amer... Si tu disais : Je suis la douleur et l’hiver ; Je t’aimerais.
La neige est le plus beau des livres d’enfant.
La neige, eau éclatée, sable de gel, sel non pas de la terre, mais du ciel, sel non salé, au goût de silex, à la texture de gemme pilée, au parfum de froidure, pigment du blanc, seule couleur qui tombe des nuages.
Quand, durant tout un jour, il est tombé de la pluie, de la neige, de la grêle et du verglas, on est tranquille. Parce que, à part ça, qu’est-ce que vous voulez qu’il tombe ?… Oui, je sais, mais enfin, c’est rare…
Voici Noël dans les planètes ! Loups à la montagne et vents à la mer... À travers ton ombre, ô Tempête Nous pendrons l’Étoile au front de l’hiver.
Pas encor le printemps, mais ce n’est plus l’hiver. Votre âme, ô ma charmante, a ces heures mêlées.
Le suicide est le doute allant chercher le vrai.
L’avenir est un miroir sans glace.
La mort apprend à vivre aux gens incorrigibles.
Entre les loups cruels, j’erre parmi la plaine Je sens venir l’hiver, de qui la froide haleine D’une tremblante horreur fait hérisser ma peau.