Nuit blanche de glaçons et de neige cruelle.
Poète, 1842-1898Nuit blanche de glaçons et de neige cruelle.
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Vers et Prose (1893), Hérodiade
… des calices De mes robes, arome aux farouches délices, Sortirait le frisson blanc de ma nudité, Prophétise que si le tiède azur d’été, Vers lui nativement la femme se dévoile, Me voit dans ma pudeur grelottante d’étoile, Je meurs! Je meurs! J’aime l’horreur d’être vierge et je veux Vivre parmi l’effroi que me font mes cheveux Pour, le soir, retirée en ma couche, reptile Inviolé sentir en la chair inutile Le froid scintillement de ta pâle clarté, Toi qui te meurs, toi qui brûles de chasteté,Nuit blanche de glaçons et de neige cruelle!Et ta sœur solitaire, ô ma sœur …
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La vieillesse arrive brusquement, comme la neige. Un matin au réveil, on s’aperçoit que tout est blanc.
La neige dehors est très blanche ; et il règne ce silence étouffé de la neige, ce silence qui attend une révélation dont on sait seulement que la venue fait battre le cœur plus allègrement.
La neige est un poème. Un poème qui tombe des nuages en flocons blancs et légers. Ce poème vient de la bouche du ciel, de la main de Dieu. Il porte un nom. Un nom d’une blancheur éclatante. Neige.
Mariage pour tous, ça jette un froid quand les frigides errent.
La blancheur de l’âme des jeunes filles, qui se compose de froideur et de gaîté, ressemble à la neige. Elle fond à l’amour qui est son soleil.
C’est un soir tendre comme un visage de femme. Un soir étrange, éclos sur l’hiver âpre et dur, dont la suavité, flottante au clair-obscur, tombe en charpie exquise aux blessures de l’âme.
Il neigea. La neige, comme la mer, exerce un pouvoir ensorceleur, nous repousse vers la dimension de l’enfance, vers une euphorie sans raison.
Un peu plus loin, je tombe sur une tache sanglante entourée d’un grand arc de cercle dessiné dans la neige par les ailes d’une chouette. Le dégel, en délivrant le lapin de la faim, lui a fait oublier sa peur. La chouette est venue lui rappeler que les pensées printanières ne sauraient remplacer la prudence.
Une averse de soleil tombait sur ce désert blanc, éclatant et glacé.
C’était une nuit de pleine lune. On y voyait comme en plein jour. Une armée de nuages aussi cotonneux que des flocons vint masquer le ciel. Ils étaient des milliers de guerriers blancs à prendre possession du ciel. C’était l’armée de la neige.

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