Un chef-d’œuvre de la littérature n’est jamais qu’un dictionnaire en désordre.
Poète, 1889-1963 Image : Agence de presse Meurisse, Domaine public, Wikimedia Commons Un chef-d’œuvre de la littérature n’est jamais qu’un dictionnaire en désordre.
Poète, 1889-1963 Image : Agence de presse Meurisse, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Le Potomak, 1913-1914 ; précédé d'un Prospectus, 1916
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Les seuls livres dignes d’être lus sont ceux qui rendent sensible, non pas dans des phrases explicites, non pas même par le fil de l’intrigue, mais dans leur texture même, leur tissu de mots, à la fois ce que la vie à d’impossible et ce qu’elle a d’admirable.
Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir des livres…
Quel beau livre ne composerait-on pas en racontant la vie et les aventures d’un mot !
Il ne faut jamais faire de littérature, il faut écrire et ce n’est pas pareil.
Un livre obscène, c’est tout simplement un livre mal écrit. Le talent n’est jamais obscène. Ni à plus forte raison immoral.
La littérature ne bégaie pas l’existence, elle l’invente, elle la provoque, elle la dépasse.
La littérature est une machine à fabriquer des souvenirs et de la mort, une manufacture de testaments. Aucun roman n’a jamais fait de projet d’avenir.
La plupart des arts étaient négligés. Il me semble aussi qu’on s’était fait une loi de ne point citer ; mais un dictionnaire sans citations est un squelette.
Trop de lecture ne sert qu’à faire de présomptueux ignorants. De tous les siècles de littérature, il n’y en a point où l’on lût tant que dans celui-ci, et point où l’on fût moins savant.
La littérature mène à tout… à condition d’en sortir.

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