La bonne chère est une drogue puisqu’elle crée une dépendance, modifie les comportements et instaure une complicité avec d’autres intoxiqués au navarin d’agneau et au Cheval Blanc.
Écrivain Image : JB Charpentier, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons La bonne chère est une drogue puisqu’elle crée une dépendance, modifie les comportements et instaure une complicité avec d’autres intoxiqués au navarin d’agneau et au Cheval Blanc.
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Auto-psy d'un bon vivant
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Les drogues nous ennuient avec leur paradis. Qu’elles nous donnent plutôt un peu de savoir.
Toute frontière, comme le médicament, est remède et poison. Et donc affaire de dosage.
Le bien, c’est tout ce qui favorise, augmente la force vitale ; le mal c’est ce qui la contrarie, la diminue.
L’amour, cet opium des femmes. Ce narcotique bon marché avec lequel on endormait depuis des siècles nos velléités d’indépendance.
Relève de la morale ce qui blesse la pudeur.
La cocaïne, c’est la façon qu’a Dieu de nous montrer qu’on a trop d’argent.
Pourquoi ne pas profiter des contrepoisons de la civilisation, les bons livres.
Les méchants procès faits à l’argent en arrivent à gâcher le plaisir d’en posséder.
Après l’empoisonnement moral, il faut des remèdes physiques et du vin de Champagne.
L’alchimie du bonheur dépend d’un juste dosage des oublis.

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