Il y aurait un moyen pour simplifier les successions, supprimer les guerres familiales autour des cercueils et augmenter le chagrin des survivants : autoriser les défunts à emporter tout leur argent dans l’au-delà.
Image : Il y aurait un moyen pour...

Citations similaires à "Il y aurait un moyen pour..." :
- Qu’attend le législateur pour interdire de déposer articles et photos sur les tombes fraîchement creusées et pour instituer une sauvegarde de la mort intime au-delà de la protection de la vie privée ?
- Une remise de décorations est l’instant priviligié entre tous où un homme en bonne santé peut entendre en avant-première le tombereau d’amabilités qu’on déversera plus tard sur son cercueil.
- Si les scandales continuent, si les pauvres s’obstinent dans leur mauvaise humeur, l’argent finira par gâcher jusqu’au plaisir d’être riche.
- Moins de haine, moins de guerre, moins de larmes et moins de sang, moins d’espoir d’être puissant, moins de pouvoir et moins d’argent, et plus de sentiments.
- Le meurtrier a commis cet horrible crime dans le but de vol. Heureusement que la victime avait déposé la veille de sa mort, tout son argent à la Caisse d’épargne, de sorte qu’elle n’a perdu que la vie.
- Perte d’argent, perte banale. - Perte d’honneur, perte notable. - Perte d’ardeur, perte fatale.
- Nous n’avons plus d’argent pour enterrer nos morts. Le prêtre est là, marquant le prix des funérailles; Et les corps étendus, troués par les mitrailles, attendent un linceul, une croix, un remords.
- A quoi serviraient les morts, sinon à aimer les vivants davantage ?
- Les ressources suprêmes sortent des résolutions extrêmes. S’embarquer dans la mort, c’est parfois le moyen d’échapper au naufrage; et le couvercle du cercueil devient une planche de salut.
- Nous devons oublier nos morts en tant que morts, mais il nous est permis de suivre leur modèle et de perpétuer leurs œuvres, le reste n’est que simagrées.
- Hauts et bas, c’est la route ordinaire du deuil. Le survivant, pendant des semaines, ressuscite son mort comme il peut jusqu’à ce que la vie, à l’usure, gagne la partie et renvoie définitivement le défunt à sa tombe.
- Attendez la fin de cette guerre, car l’on ne sait quels affaires pourraient survenir, et guerre faite sans bonne provision d’argent n’a qu’un soupirail de vigueur. Les nerfs des batailles sont les pécunes.
- Ce n’est pas tant l’argent gagné qui compte : mais la somme de lâchetés, de renoncements et de trahisons de soi-même qu’on a dû accomplir pour parvenir à l’empocher. C’est ça l’argent cher.
- Jeune, on conserve pour sa vieillesse; vieux, on épargne pour la mort. L’héritier prodigue paye de superbes funérailles, et dévore le reste.
- L’espoir d’un prochain héritage suffit pour adoucir, dans le coeur du légataire, le sentiment du regret que devrait y laisser la perte du défunt.