Il s’asseyait sur la crèche de ses bœufs, et avait peur que la charmeuse ne lui eût ôté le courage, la raison et la santé.
Écrivain, 1804-1876 Image : Auguste Charpentier, Domaine public, Wikimedia Commons Il s’asseyait sur la crèche de ses bœufs, et avait peur que la charmeuse ne lui eût ôté le courage, la raison et la santé.
Écrivain, 1804-1876 Image : Auguste Charpentier, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
La Petite Fadette (1849), chapitre 20
Et Landry se sentait comme étouffé de honte, de fatigue et d’impatience.Il s’asseyait sur la crèche de ses bœufs, et avait peur que la charmeuse ne lui eût ôté le courage, la raison et la santé.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Ne pouvant se corriger de sa folie, il tentait de lui donner l’apparence de la raison.
Parfois, il s’empêchait si fort de penser à elle, il en avait mal au ventre. Et, plié en deux, de tenir ainsi avec les mains son estomac noué, il concevait une sorte de vertige, son corps lui-même se révoltait contre, à proprement parler, sa volonté.
Il voulait être près des siens. Illusoire rempart à la fragilité des autres.
Il demeurait immobile, abruti d’étonnement et de souffrance…
Tout ce qu’il pouvait était de donner le change à Leverdier, en laissant croire à cet ignorant de l’amour que son œuvre seule le désorbitait de la vie normale.
Le maître ne l’aimait plus une telle découverte ébranle toujours un chien, elle l’emplit de tristesse, lui ôte le goût de vivre.
Mieux vaut se fier à son courage qu’à sa fortune.
Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve.
Ce n’est pas tant l’horreur du meurtre qui l’épouvantait : il avait peur du cadavre.
D’où l’homme tirera-t-il sa force, s’il n’entretient pas en soi la colère et l’appétit de plusieurs fauves ?

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.