Arthur Rimbaud fut un mystique à l’état sauvage, une source perdue qui ressort d’un sol saturé.
Écrivain, 1868-1955Arthur Rimbaud fut un mystique à l’état sauvage, une source perdue qui ressort d’un sol saturé.
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Arthur Rimbaud (1912)
Arthur Rimbaud fut un mystique à l’état sauvage, une source perdue qui ressort d’un sol saturé.Sa vie, un malentendu, la tentative en vain par la fuite d’échapper à cette voix qui le sollicite et le relance, et qu’il ne veut pas reconnaître; jusqu’à ce qu’enfin, réduit, la jambe tranchée, sur ce lit d’hôpital à Marseille, il sache!
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Ce qu’est Heathcliff : un être resté sauvage, sans raffinement, sans culture ; un désert aride d’ajoncs et de basalte.
Lorsque Rimbaud dit : « Je finis par trouver sacré le désordre de mon esprit », il montre qu’il a compris qu’il y a dans le désordre quelque chose sans lequel la vie ne serait que platitude mécanique.
Ce qui me surprend toujours, c’est qu’on puisse croire avoir épuisé un paysage, compris un être, achevé une recherche quelle qu’elle soit.
Quelle était la nature de cet invisible héritage lestant nos aubes avant de se dissoudre dans le rythme forcené des journées, toujours susceptible de resurgir au petit malheur la chance ?
La mer est proche, vivante, arrogante. St-Ex et son mécanicien étaient loin de tout, dans un chaos de roches friables figées dans le sable. C’était comme ici. Le Simoun démantelé, l’avion d’Antoine, est comme un insecte séché au soleil, la carapace déchirée, les ailes cassées. Cinéma.
Cet honnête ecclésiastique était un pauvre vicaire savoyard, qu’une aventure de jeunesse avait mis mal avec son évêque, et qui avait passé les monts pour chercher les ressources qui lui manquaient dans son pays.
Les Deuils et les Soucis vengeurs ont installé leur lit ; les pâles Maladies y habitent et la triste Vieillesse, et la Peur, et la Faim, mauvaise conseillère, et l’affreuse Misère, larves terribles à voir, et le Trépas et la Peine.
Il a donc grimpé toute sa vie vers cette crête d’où l’on aperçoit l’autre côté des choses, qui est mort et massacre avec la clangorante épopée, la chevauchée renouée des paladins modernes.
Vous avez beau dire que vous n’avez plus de visage à offrir à M. Pigal (qui allait à Ferney, pour la statue de Voltaire) ; le génie, tant qu’il respire, a toujours un visage que le génie, son confrère, sait bien trouver.
Le Commis voyageur, personnage inconnu dans l’antiquité, n’est-il pas une des plus curieuses figures créées par les mœurs de l’époque actuelle ?

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