Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? »
Et la sœur Anne lui répondait :
« Je ne vois rien que le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie. ».
1628-1703Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? »
Et la sœur Anne lui répondait :
« Je ne vois rien que le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie. ».
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Les contes des fs
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Un jour mon beau Soleil mirroit sa tresse blonde Aux rais du grand Soleil qui n’a point de pareil : Le grand Soleil aussi mirroit son teint vermeil Au Ray de mon Soleil que nul ray ne seconde.
O Rose, te voilà malade ! L’insecte invisible Qui vole dans la nuit Parmi la hurlante tempête A découvert ton lit De splendeur cramoisie ; Son amour obscur et secret Ronge ta vie.
Le soleil… Ne se lève que pour celui qui va à sa rencontre.
La rose et moi différons d’une chose : Un soleil voit naître et mourir la rose, mille soleils ont vu naître m’amour, dont l’action jamais ne se repose. Que plût à Dieu que telle amour enclose, comme une fleur, ne m’eût duré qu’un jour.
Et que mes doux regards sont suspendus au tien / Comme l’abeille avide aux feuilles de la rose.
Et ses yeux n’ont pas vu, présage de son sort,
Auprès d’elle, effeuillant sur l’eau sombre des roses,
Les deux Enfants divins, le Désir et la Mort.
Le matin, chaque grande herbe porte une toile d’araignée comme une petite voile. Le soleil paraît, et tout sombre.
Ecoute ce silence, dit Marguerite, tandis que le sable bruissait légèrement sous ses pieds nus, écoute, et jouis de ce que tu n’as jamais eu de ta vie le calme.
Mollement balancés sur l’aile Du tourbillon intelligent, dans un délire parallèle, ma sœur, côte à côte nageant, nous fuirons sans repos ni trêves Vers le paradis de mes rêves !
Qui aime la femme est cousin du soleil.

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