L’amour, c’est l’obsession du sexe. Or, comment se combat une obsession ? Par la fatigue physique, qui suspend, qui du moins diminue le travail de la pensée.
Écrivain, 1852-1935L’amour, c’est l’obsession du sexe. Or, comment se combat une obsession ? Par la fatigue physique, qui suspend, qui du moins diminue le travail de la pensée.
Écrivain, 1852-1935Partager sur
Source vérifiée
Le Disciple (1889), Confession d’un jeune homme d’aujourd’hui, Seconde Crise
Le texte original diffère de quelques mots.
… Je réduisais cette question à cette autre: « Qu’est-ce que l’amour? » à quoi je répondais brutalement par votre définition; «L’amour, c’est l’obsession du sexe. » Or, comment se combat une obsession? Par la fatigue physique, qui suspend, qui du moins diminue le travail de la pensée.Je m’astreignis donc et j’astreignis mon élève à de longues marches. Les jours où je n’avais pas de classe à lui faire, le dimanche et le jeudi, je partais, seul, dès la première pointe du matin, après avoir arrêté l’heure et l’endroit où Lucien me rejoindrait avec la voiture. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
L’amour est un sujet d’inquiétude oisive.
La passion amoureuse est une énorme baudruche de malentendus. On ne s’éprend pas vraiment de l’autre. Plutôt de quelque chose contenu à l’intérieur de soi.
L’amour fait faire de grandes bêtises, mais au moins c’est l’amour, une chose qui, à ce qu’il paraît, embrouille la cervelle et fait clocher la raison.
Toujours l’impatience à l’amour est mêlée.
L’énorme attente dans l’amour sexuel, la honte de cette attente, commence par gâter chez la femme toutes les perspectives.
Nous vivons dans un monde de sexualité survoltée : il s’agit de faire comprendre à ceux qui s’aiment vraiment que l’amour, qu’il faut oser appeler physique, n’est pas que physique : il est tendresse.
C’est la raison qui engendre l’amour-propre, et c’est la réflexion qui le fortifie ; c’est elle qui replie l’homme sur lui-même.
Le plaisir, sa recherche comme son refus, préoccupe également l’homme et la femme.
C’est fou ce qu’on peut passer de temps, dans une vie d’homme, à vouloir éteindre des passions !
La tendresse est l’abat-jour de la passion.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.