On est aisément dupé par ce qu’on aime.
Dramaturge, 1622-1673 Image : Pierre Mignard I, Domaine public, Wikimedia Commons On est aisément dupé par ce qu’on aime.
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Source vérifiée
Tartuffe ou l’Imposteur (1664), Édition Chasles, 1888
Non;on est aisément dupé par ce qu’on aime.Et l’amour-propre engage à se tromper soi-même.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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On est crédule quand on aime. On ne veut rien apprendre qui dérange l’idée magnifique que l’on se fait de l’autre. De l’autre qu’on repeint toujours en doré… C’est l’amour qui veut ça.
On tombe toujours amoureux de ce qui vous manque le plus.
Amitié ou amour, il ne faut pas s’entendre sur l’essentiel, soit qu’on craigne d’en venir aux mains, soit qu’on redoute de s’ennuyer.
L’amour, parfois, ça vous tombe dessus et on se retrouve assommé.
Quand on aime, pensa-t-il, les choses ont encore davantage de sens.
Il en va souvent ainsi des choses qu’on aime, c’est lorsqu’on les perd qu’on comprend leur valeur.
On n’aime vraiment que lorsqu’on aime sans raison.
Il est aisé de tromper les plus habiles, en leur proposant des choses qui passent leur esprit et qui intéressent leur cœur.
Aimer serait simple si nous n’étions tentés de posséder l’être qui nous intéresse.
On est bien près d’aimer quand on comprend.

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