Il en va souvent ainsi des choses qu’on aime, c’est lorsqu’on les perd qu’on comprend leur valeur.
ÉcrivaineSource : Les singuliers (2014)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Il en va souvent ainsi des choses qu’on aime, c’est lorsqu’on les perd qu’on comprend leur valeur.
ÉcrivaineSource : Les singuliers (2014)
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Les choses qu’on pense que l’on va perdre deviennent excessivement précieuses. On aime ceux que l’on a peur de perdre.
Il arrive toujours que nous n’estimons pas un bien à sa juste valeur, tant que nous en jouissons ; mais dès qu’il nous manque, nous lui découvrons le mérite qu’il ne voulait pas nous montrer quand il était à nous.
Quand on n’est pas doué pour le bonheur, quand on ne sait pas retenir les belles choses, il vaudrait mieux s’abstenir de les fréquenter, parce que ça se termine souvent mal.
On est aisément dupé par ce qu’on aime.
Il faut recevoir les choses avec le même esprit qu’on les donne et moins considérer leur valeur que la manière de les donner.
Il est toujours difficile de discerner, dans la défaite comme dans le succès, ce qui appartient aux circonstances et ce qui est de l’homme. Presque toujours, des deux côtés, nous donnons trop ou trop peu.
On dit communément qu’on s’attache par ses bienfaits. C’est une bonté de la nature. Il est juste que la récompense de bien faire soit d’aimer.
On a plus perdu, quand on a perdu sa passion que quand on s’est perdu dans sa passion.
Ce qui est fascinant, avec l’argent boursier, c’est que, lorsqu’on le perd, en cas de baisse, par exemple, il se volatilise, il ne va dans la poche de personne.
Raisonner sur l’amour, c’est perdre la raison.

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