Il arrive toujours que nous n’estimons pas un bien à sa juste valeur, tant que nous en jouissons; mais dès qu’il nous manque, nous lui découvrons le mérite qu’il ne voulait pas nous montrer quand il était à nous.
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- N’apportons pas d’entraves au mariage de nos âmes loyales. Ce n’est pas de l’amour que l’amour qui change quand il voit un changement, et qui répond toujours à un pas en arrière par un pas en arrière.
- Les hommes à un moment donné sont maîtres de leur destin. La faute, cher Brutus, ce n’est pas à nos étoiles, mais à nous-mêmes, que nous sommes des subalternes.
- On ne devrait jamais craindre d’être volé. N’est volé que ce que l’on a. Le pire au fond de nous c’est ce qu’on n’a pas. C’est le manque. Et personne ne nous le volera jamais. Personne ne peut voler le manque. Personne. Quel dommage !
- Il en va souvent ainsi des choses qu’on aime, c’est lorsqu’on les perd qu’on comprend leur valeur.
- Il faut recevoir les choses avec le même esprit qu’on les donne et moins considérer leur valeur que la manière de les donner.
- S’il est vrai que la meilleure part appartient à qui donne et non à qui reçoit, nous pouvons sans ironie regretter que ceux auxquels nous donnons sachent parfois si peu nous donner puisque, les aimant, nous leur souhaitons le meilleur.
- Donnons comme nous voudrions qu’on nous donnât, surtout de bon coeur, promptement, sans marchander. Un bienfait est stérile, lorsqu’on l’a retenu longtemps dans sa main, qu’on semble ne l’avoir sacrifé qu’avec peine.
- Car l’amant s’aveugle sur ce qu’il aime; il juge mal de ce qui est juste, bon et beau, quand il croit devoir toujours préférer ses intérêts à ceux de la vérité.
- Gouverner, ce n’est pas recueillir, pour y trouver profit, la peur qui nous fait perdre raison, la haine qui nous rend incapables. Gouverner, ce n’est pas nous flatter ni nous ressembler quand nous devenons médiocres.
- Un des grands malheurs de l’homme, c’est que ses bonnes qualités même lui sont quelquefois inutiles, et que l’art de s’en servir et de les bien gouverner n’est souvent qu’un fruit tardif de l’expérience.
- On dit communément qu’on s’attache par ses bienfaits. C’est une bonté de la nature. Il est juste que la récompense de bien faire soit d’aimer.
- Exiger la fidélité n’est-ce pas agir en égoïste et en présomptueux ? Voulons-nous réellement le bonheur de l’être aimé quand nous lui réclamons sa fidélité ?
- Il est toujours difficile de discerner, dans la défaite comme dans le succès, ce qui appartient aux circonstances et ce qui est de l’homme. Presque toujours, des deux côtés, nous donnons trop ou trop peu.