On n’accepte en réalité la vieillesse et la mort qu’à l’heure où elles arrivent.
Écrivain, 1804-1876 Image : Auguste Charpentier, Domaine public, Wikimedia Commons On n’accepte en réalité la vieillesse et la mort qu’à l’heure où elles arrivent.
Écrivain, 1804-1876 Image : Auguste Charpentier, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Le Marquis de Villemer (1861), chapitre XV
… Elle avait si bien accepté l’idée vague et encore lointaine de ce mariage qu’elle n’avait jamais voulu se demander si elle en souffrait. C’était pour elle inévitable comme de vieillir et de mourir; maison n’accepte en réalité la vieillesse et la mort qu’à l’heure où elles arrivent, et Caroline sentit qu’elle faiblissait et qu’elle mourait à l’idée de cette séparation prochaine et absolue.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
On vieillit peut-être plus vite quand on est mort.
On dit qu’on devient adulte quand on prend conscience qu’on doit mourir un jour.
Quand on est vieux, qu’on a accompli sa tâche, on a le droit de s’approcher de la mort en silence.
La vie est à peine un peu plus vieux que la mort.
Quand nous sommes jeunes, nous couchons pour la vieillesse ; quand nous sommes vieux, nous épargnons pour la mort.
L’homme accepte la mort mais non l’heure de sa mort. Mourir n’importe quand, sauf quand il faut que l’on meure !
La mort est l’aînée, la vie sa cadette ; nous, humains, avons tort d’opposer la mort à la vie.
Vieillir n’est au fond pas autre chose que n’avoir plus peur de son passé.
À parler humainement, la mort a un bel endroit, qui est de mettre fin à la vieillesse.
On compte la durée de la vie par le nombre des années qu’on a vécu, on devrait n’en compter la durée que par l’usage qu’on en fait ; tel meurt à cent ans, qui n’a pas commencé à vivre.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.