On ne trouve guère d’ingrats tant qu’on est en état de faire du bien.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons On ne trouve guère d’ingrats tant qu’on est en état de faire du bien.
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Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 306
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Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Peu de gens comprennent l’immense avantage qu’il y a à ne jamais hésiter et à tout oser.
Sourire à un interlocuteur qui vous embarrasse, on n’a pas encore trouvé mieux pour passer à autre chose.
Gouverner, ce n’est pas recueillir, pour y trouver profit, la peur qui nous fait perdre raison, la haine qui nous rend incapables. Gouverner, ce n’est pas nous flatter ni nous ressembler quand nous devenons médiocres.
On ne fait pas toujours ce qui convient et choisir l’erreur en connaissance de cause ne manque pas de charme.
Nous n’avons pas le courage de dire en général que nous n’avons point de défauts, et que nos ennemis n’ont point de bonnes qualités ; mais en détail nous ne sommes pas trop éloignés de le croire.
Qui dans un état médiocre se borne au bien-être ne risque point de se ruiner.
Un mauvais succès a des suites moins fâcheuses que l’irrésolution. Combien de choses se gâtent moins lorsqu’on s’en sert, que si l’on n’en faisait nul usage ?
Vaincre n’est rien, il faut profiter du succès.
Moins on a de vrais problèmes, plus on en a de faux.
On ne s’égare jamais si facilement que lorsqu’on pense savoir le chemin ; on n’échoue jamais si vite dans les affaires que lorsqu’on n’y voit aucune difficulté.

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