Toute réunion d’hommes m’est odieuse. Un bal me donne de la tristesse pour huit jours. Je n’ai jamais vu une course de chevaux, ni même une revue, ni une fête nationale. J’ai horreur de tout ce qui est fade, timoré, inexpressif.
Écrivain, 1850-1893Toute réunion d’hommes m’est odieuse. Un bal me donne de la tristesse pour huit jours. Je n’ai jamais vu une course de chevaux, ni même une revue, ni une fête nationale. J’ai horreur de tout ce qui est fade, timoré, inexpressif.
Écrivain, 1850-1893Partager sur
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Chroniques
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Jamais, dans mes frustrations, tout ce qui fait de moi un homme n’interpella avec plus de rageuse et vaine sauvagerie ce qu’à défaut de mot plus ignoble nous appelons le destin : cette bataille perdue qu’il ne nous est même pas permis de livrer.
La haine est un endroit où va un homme qui ne supporte pas la tristesse.
Le mal dont je souffre est le manque de tendresse Qui serre notre époque au gosier : je suis Malade d’un monde où l’on n’est jamais aimé.
Je hais de tout mon cœur les esprits colériques,
Et porte grand amour aux hommes pacifiques ;
Je ne suis point battant de peur d’être battu,
Et l’humeur débonnaire est ma grande vertu.
Le pire de tout c’est l’habitude. L’homme perd son humanité et l’énormité de la douleur d’autrui ne compte plus pour lui.
Je plains un homme sans vache, je plains un homme sans mouton, mais question d’un homme sans cheval, dur pour lui de rester au monde longtemps.
Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris ; J’unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes ; Je hais le mouvement qui déplace les lignes Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.
La solitude. Elle est mon moteur, mais aussi une malédiction. Je rencontre peu de gens. Je ne sors presque jamais. J’ai trop de soucis.
Je ne suis pas bon, dans l’ensemble, ce n’est pas un des traits de mon caractère. L’humanitaire me dégoûte, le sort des autres m’est en général indifférent, je n’ai même pas le souvenir d’avoir jamais éprouvé un quelconque sentiment de solidarité.
Ah ! Les hommes ne savent pas aimer !

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