Toute la chair se fait proposition. Comme une plante qu’accable le poids du fruit qu’elle a formé, penche et semble implorer le geste qui la cueille, la femme s’offre.
Écrivain, 1871-1945 Image : Henri Manuel, Domaine public, Wikimedia Commons Toute la chair se fait proposition. Comme une plante qu’accable le poids du fruit qu’elle a formé, penche et semble implorer le geste qui la cueille, la femme s’offre.
Écrivain, 1871-1945 Image : Henri Manuel, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Aeuvres I Edition Etablie et Annotee par jean hytier
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Défendre le fruit défendu à une femme c’est l’inviter à y mordre.
Toute pensée est une tige qui deviendra fleur, qui deviendra fruit.
De femme, pâté, fruit, jambon, qui en prend peu le trouve bon.
Pour l’amour d’une rose, le jardinier est le serviteur de mille épines.
Et les fruits passeront la promesse des fleurs.
C’est à force de répandre le bon grain qu’une semence finit par tomber dans un sillon fertile.
Manger un fruit, c’est faire entrer en soi un bel objet vivant, étranger, nourri et favorisé comme nous par la terre ; c’est consommer un sacrifice où nous nous préférons aux choses.
Pour récolter, il faut semer, patienter, persévérer dans l’effort.
Il n’y a que la femme qui cultive l’homme, il, n’y a que l’homme qui la cultive ; ils se dépravent ou s’améliorent l’un par l’autre.
La flatterie ressemble à un arbre qui séduit par sa beauté, et qui ne donne que des fruits pourris.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.