Avec tout ce que je sais, on pourrait faire un livre. Avec tout ce que je ne sais pas, on pourrait faire une bibliothèque.
Dramaturge, 1885-1957 Image : Studio Harcourt, Domaine public, Wikimedia Commons Avec tout ce que je sais, on pourrait faire un livre. Avec tout ce que je ne sais pas, on pourrait faire une bibliothèque.
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Chez les Zoaques
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Il y a des livres plus utiles par l’idée qu’on s’en fait que par la connaissance qu’on en prend.
L’objet de la poésie deviendrait une connaissance des secrets de l’univers qui nous permettrait d’agir sur les éléments.
Ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire, c’est un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même par la force interne de son style.
La connaissance doit nous amener devant le mystère des choses.
La littérature mène à tout… à condition d’en sortir.
Le poète doit pouvoir tout dire, en toute liberté. Essayez donc un peu, mes amis, vous verrez que vous n’êtes pas libres.
Je n’ai pas besoin de faire des phrases. J’écris pour tirer au clair certaines circonstances. Se méfier de la littérature. Il faut écrire au courant de la plume ; sans chercher les mots.
On a tout essayé pour trouver du nouveau : le roman sans histoire, le roman sans personnages, le roman ennuyeux, le roman sans talent, peut-être même le roman sans texte. La bonne volonté a fait rage. Peine perdue, on n’est parvenu à créer que le roman sans lecteur. C’est un genre connu depuis longtemps !
Un livre est voyant ou il n’est rien. Son travail est d’allumer la lumière dans les palais de nos cerveaux déserts.
Nous cependant, nous voulons être les poètes de notre vie, et cela avant tout dans les plus petites choses quotidiennes !

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