Tout ce que je fais, je le fais vite et mal, de peur de cesser trop tôt d’en avoir envie.
Écrivain, 1888-1976Tout ce que je fais, je le fais vite et mal, de peur de cesser trop tôt d’en avoir envie.
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Je mets longtemps à me décider ; mais quand j’ai décidé, j’agis vite. C’est ma façon d’être prudent.
J’ai tendance à faire des choses dont j’ai beaucoup peur.
Je m’abandonnais parfois à des mouvements d’impatience. J’explosais en vulgarités qui débondent.
Après tant d’années, le métier me donne toujours le même plaisir. Et les soirs de première, la même peur. Je cours après le temps, je ne sais pas rester sans rien faire.
J’ai passé ma vie à me défendre de l’envie d’y mettre fin.
Ne crains pas d’avancer lentement, crains seulement de t’arrêter.
Un Prométhée en passion je suis, et pour aimer perdant toute puissance, ne pouvant rien je fais ce que je puis.
Le seul sport que je fais en ce moment, c’est parler trop vite et tirer des conclusions hâtives.
Beauté trop prompte à se rendre ne saurait me stimuler ; Un baiser, je veux le prendre, un cœur je veux le voler.
C’est quand arrive l’âge de demander à la vie de s’arrêter qu’elle reprend plus rapidement sa marche.

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