Je suis toujours surpris par les coïncidences qui nous font un clin d’oeil du fond de leur mémoire en posant des bonheurs sur les journées d’absence et nous laissent à penser que rien n’est un hasard.
Image : Je suis toujours surpris par les...

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- J’ai un profond respect des dates d’anniversaires, ces portes que le temps dispose autour de nous, pour ouvrir un instant nos coeurs à ses mystères, et permettre au passé de voyager vers nous.
- On ne voit pas deux fois le même cerisier, ni la même lune découpant un pin. Tout moment est dernier, parce qu’il est unique. Chez le voyageur cette perception s’aiguise par l’absence des routines fallacieusement rassurantes propres au sédentaire, qui font croire que l’existence pour un temps restera ce qu’elle est.
- C’est une chose étrange que l’absence. Elle contient tout autant d’infini que la présence. J’ai appris cela dans l’attente, j’ai appris à aimer les heures creuses, les heures vides : c’est si beau d’attendre celle que l’on aime.
- Il faut douter presque de ce qui se passe de vrai sous nos yeux; à combien plus forte raison de ce qui se dit en notre absence ?
- Mais on finit toujours par s’inventer une manière de faire face à l’absence. Au début, on compte les jours puis les semaines, enfin les mois. Advient inévitablement le moment où l’on se résout à admettre que le décompte se fera en années; alors on commence à ne plus compter du tout.
- L’idée du temps, à elle seule, est le commencement du regret. Le regret, le remord, c’est la solidarité du présent avec le passé : cette solidarité a toujours sa tristesse pour la pensée réfléchie, parce qu’elle est le sentiment de l’irréparable.
- C’est drôle, mais quand on passé un bout de temps quelque part, on finit par constater que c’est ce les gens aiment vous entendre que, dans le temps, c’était la vie en rose. C’est un besoin chez eux.
- La vie est pleine de surprises et de répétitions. Osons les surprises pour éviter les répétitions.
- Pourquoi sommes-nous autant marqués par un détail, un geste, qui font de ces instants minimes le coeur d’une époque ?
- C’est vrai que si t’étais sage tu ne serais même plus intéressante, c’est tout le paradoxe : ce qui me plaît de toi c’est tout ce qui me désole. (L’amour est tout ce qui nous sépare).
- L’usure du temps ne serait-elle pas, comme souvent, le plus bel enterrement de leur amour, un amour qui s’efface peu à peu des mémoires sans que ni l’un ni l’autre des amoureux fous d’hier ne se rendent vraiment compte de ce qui se passe ?
- Nous, les humains, nous sommes condamnés à la nostalgie. La nostalgie, c’est simplement regarder le chemin parcouru depuis l’enfance. La nostalgie, c’est un sentiment humain positif.
- Il y a quelque chose de doux dans le mouvement des obsessions quand elles partent vers le large. Elles cessent de vous importuner nuit et jour. Ce n’est ni une capitulation ni un abandon. Elles attendent leur heure.
- Dans la vie, les erreurs fatales ne sont pas dues à nos actes déraisonnables : un moment de déraison peut être l’un des plus beaux qui soient. Elles sont le fait d’un raisonnement logique.
- Peut-être parce que certains événements attendus trop longtemps excèdent notre pouvoir de réaction, en débordant notre conscience, et ne sont plus ensuite assimilables que sous forme de rêves.