Nous surprenons la vie. La mort nous surprend en pleine surprise.
Source : En un lieu de brûlure (2009)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Nous surprenons la vie. La mort nous surprend en pleine surprise.
Source : En un lieu de brûlure (2009)
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La mort est tellement inéluctable qu’elle prend tout le monde par surprise.
La vie est une grande surprise. Pourquoi la mort n’en serait-elle pas une plus grande ?
La vie est pleine de surprises et de répétitions. Osons les surprises pour éviter les répétitions.
La Beauté est une sorte de morte. La nouveauté, l’intensité, l’étrangeté, en un mot, toutes les valeurs de choc l’ont supplantée.
Et je trouve par expérience que c’est plutôt l’impatience de l’imagination de la mort qui nous rend impatients de la douleur, et que nous la sentons doublement griève de ce qu’elle nous menace de mourir.
La vie possède un secret, celui d’un constant étonnement.
L’émerveillement n’est pas l’oubli de la mort, mais la capacité de la contempler comme tout le reste, comme l’amer et le sombre : dans la brûlure d’une première fois, dans la fraîcheur d’une connaissance sans précédent.
C’est curieux comme on est, avec les morts : d’abord on jette dessus plein de bruits, de prières et de cris, ensuite on les recouvre sous des pelletées de silence. Dans les deux cas on ne veut rien en voir.
La pensée de la mort nous trompe ; car elle nous fait oublier de vivre.
On entre, on crie, et c’est la vie ; On bâille, on sort, et c’est la mort.

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