Que suppose l’art culinaire ? La connaissance des herbes, des fruits, des baumes et des épices et de tout ce qui soigne et est doux dans les champs et dans les bois.
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- Toute beauté est fondée sur les lois des formes naturelles. L’architecture d’une ville est d’émouvoir et non d’offrir un simple service au corps de l’homme.
- J’ai un énorme besoin de connaissance et de découverte. Je me réveille tous les matins en me demandant ce que la journée va m’enseigner.
- Vous ne pouvez pas avoir de pain sans cuisson : la connaissance est l’eau, le corps est la farine et l’émotion - souffrir, c’est le feu.
- C’est la valeur de l’objet propre de la connaissance, qui détermine ou la supériorité d’une science, ou son infériorité.
- L’imagination sans connaissance peut créer de belles choses, la connaissance sans imagination ne peut créer que des choses parfaites.
- Trois choses sont nécessaires pour faire un bon livre : le talent, l’art et le métier, c’est à dire la nature, l’industrie et l’habitude.
- Les «pensées» sont des fruits, les mots des feuilles... Epamprons ! épamprons ! Afin que la pensée, mise en lumière, gagne force, beauté et saveur.
- L’art de la cuisine, qui transcende les produits de la terre et de la mer, et l’art de la médecine, qui soulage et guérit grâce à ces mêmes produits, sont également indispensables à la vie.
- L’avantage de la mélancolie, c’est qu’elle est productive. N’est-elle pas le terreau fertile où la plupart des artistes puisent leur inspiration ?
- La principale chose, pour un homme, est de connaître la bienséance et la musique; pour un arbre, le plus important est de pousser des feuilles et des branches.
- Sur la fadeur de la nourriture de base, viennent se poser les saveurs éclatantes des épices, comme autant de couleurs vives sur une page blanche.
- Henri, comme nous l’avons dit, s’occupait de botanique; l’étude de cette science, la collation d’un herbier répondaient d’ailleurs également à son amour de l’ordre, à son besoin de marche et à son goût pour la grâce.
- La véritable culture, celle qui est utile, est toujours une synthèse entre le savoir accumulé et l’inlassable observation de la vie.
- Etre jardinier, c’est être comme le Bon Dieu, c’est donner vie et beauté avec de la terre, de l’eau et des graines.
- Toute la chair se fait proposition. Comme une plante qu’accable le poids du fruit qu’elle a formé, penche et semble implorer le geste qui la cueille, la femme s’offre.