J’ai souvent eu faim avant les repas. C’est insuffisant pour comprendre vraiment la misère.
Écrivain Image : JB Charpentier, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons J’ai souvent eu faim avant les repas. C’est insuffisant pour comprendre vraiment la misère.
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L'Almanach 2009 Des Grosses Tetes
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La pauvreté paraît bizarre aux riches. Ils ont du mal à comprendre pourquoi ceux qui ont faim ne sonnent pas pour qu’on leur serve le déjeuner.
L’absence de faim est un drame sur lequel nul ne s’est penché.
L’appétit vient en mangeant, la soif s’en va en buvant.
Seuls ceux qui ont eu faim avec moi et se sont tenus près de moi quand j’ai traversé une mauvaise période à un moment de la vie, mangeront à ma table.
On mourait de faim en Israël à l’époque, c’était ce qu’ils appelaient la tsena, l’austérité. Il n’y avait rien à manger, j’ai vécu dans la faim permanente. Il n’y avait ni argent ni nourriture.
Un repas est insipide, s’il n’est assaisonné d’un brin de folie.
Les aliments mal revenus font les repas mal partis.
La possession de merveilleux moyens de production n’a pas apporté la liberté, mais le souci et la famine.
C’est faiblesse de céder aux maux, mais c’est folie de les nourrir.
Pour me fréquenter, il faut vouer un culte à la nourriture, sinon je deviens insupportable. Je suis dans ma grande période cuistot, je ne parle que de ça !

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