L’absence de faim est un drame sur lequel nul ne s’est penché.
ÉcrivaineL’absence de faim est un drame sur lequel nul ne s’est penché.
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Biographie de la faim
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Plus que la faim, la soif, le chômage, la souffrance d’amour, le désespoir de la défaite, le pire de tout, c’est de sentir que personne, mais absolument personne en ce monde, ne s’intéresse à nous.
J’ai souvent eu faim avant les repas. C’est insuffisant pour comprendre vraiment la misère.
La pauvreté n’a pas de quoi nourrir l’amour.
La possession de merveilleux moyens de production n’a pas apporté la liberté, mais le souci et la famine.
La pauvreté paraît bizarre aux riches. Ils ont du mal à comprendre pourquoi ceux qui ont faim ne sonnent pas pour qu’on leur serve le déjeuner.
On mourait de faim en Israël à l’époque, c’était ce qu’ils appelaient la tsena, l’austérité. Il n’y avait rien à manger, j’ai vécu dans la faim permanente. Il n’y avait ni argent ni nourriture.
Un repas sans conversation, la richesse sans la vertu, perd tout son charme.
La vie est un drame pour lequel on n’est pas préparé.
La vie est un restaurant que tu ne peux pas t’offrir. La mort, c’est l’addition pour le repas que tu n’as même pas eu le temps de prendre.
L’appétit vient en mangeant, la soif s’en va en buvant.

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