L’appétit vient en mangeant, la soif s’en va en buvant.
Écrivain, 1483-1553L’appétit vient en mangeant, la soif s’en va en buvant.
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Source vérifiée
Édition Clouzot (1534), chapitre 3
Le texte original diffère de quelques mots.
— L’appétit vient en mangeant, disait Angest on Mans; la soif s’en va en buvant.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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La gourmandise est le vice des cœurs qui n’ont point d’étoffe. L’âme d’un gourmand est toute dans son palais, il n’est fait que pour manger.
J’ai souvent eu faim avant les repas. C’est insuffisant pour comprendre vraiment la misère.
La pauvreté paraît bizarre aux riches. Ils ont du mal à comprendre pourquoi ceux qui ont faim ne sonnent pas pour qu’on leur serve le déjeuner.
La modération est comme la sobriété : on voudrait bien manger davantage, mais on craint de se faire mal.
Un repas sans conversation, la richesse sans la vertu, perd tout son charme.
Les aliments mal revenus font les repas mal partis.
C’est faiblesse de céder aux maux, mais c’est folie de les nourrir.
La soif de dominer est celle qui s’éteint la dernière dans le cœur de l’homme.
Un acte d’ostentation est toujours une faute de goût ; le luxe où l’on met de l’ostentation pèche contre lui. Cela vient de ce que le Moi s’étale dans toute chose d’ostentation, et qu’il n’y a rien de plus mauvais goût que le moi.
La faim et l’amour sont les deux axes du monde. L’humanité roule tout entière sur l’amour et la faim.

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