Face aux occupations jugées presque toutes rebutantes des journées qui viennent, l’obsession écrivassière hante mon louche demi-sommeil.
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Source vérifiée
Frele Bruit
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- Édition consultée
- 1976
- Vérifiée le
- 17 octobre 2026
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Je me suis toujours beaucoup méfiée de l’actualité, en littérature, en art, dans la vie. Du moins, de ce que l’on considère comme l’actualité, et qui n’est souvent que la couche la plus superficielle des choses.
Source secondaireLes Yeux ouverts, entretiens avec Matthieu Galley, p. 65 J’ai toujours dérangé et j’ai toujours irrité. Tout ce que j’écris, ce que je fais est dérangeant, irritant. Ma vie entière en tant qu’existence n’est rien autre qu’une volonté constante de déranger et irriter. En attirant l’attention sur des faits qui dérangent et irritent.
Source à vérifierLa Cave (1976) La solitude que l’on éprouve en écrivant est assez terrifiante. C’est parfois proche de la folie, on disparaît et on perd le sens de la réalité.
Piètre mémoire, présence chancelante au monde, qui m’interdit de témoignage. D’où mon appétit de romancier, sans doute : l’imagination affamée de souvenirs s’acharne à recomposer la vie sur esquisses.
Source à vérifierLe Dictateur et le hamac (2003) Epanchement : Défaut fréquent chez les écrivains, et qui peut s’avérer dangereux, car à force de s’épancher, l’écrivain risque une mauvaise chute.
Source à vérifierMots et Grumots (2003) Je ne peux plus lire que les livres qui me font travailler. Sur les autres, ma pensée glisse comme une charrue sur du marbre. — J’aime à labourer.
Source vérifiée Journal d’un poète (1867) C’est qu’il est fort malaisé de parler littérature avec des littérateurs. Car les uns sont occupés à subsister, les autres à flatter, la plupart à médire, et tous si épris de leurs œuvres que nul ne peut les en distraire.
Source vérifiée La Conférence de Cintegabelle (1999) Ce que je reproche aux journaux, c’est de nous faire faire attention tous les jours à des choses insignifiantes, tandis que nous lisons trois ou quatre fois dans notre vie les livres où il y a des choses essentielles.
Source vérifiée Du côté de chez Swann (1913), partie 1 Je connais des écrivains qui se font gloire de leur orgueil. Il n’y a vraiment pas de quoi. Rien n’est plus ridicule que l’orgueil. C’est un sentiment qui ne va jamais sans envie et qui n’est que l’hypertrophie puérile de la vanité.
Source à vérifierComment on devient écrivain (1925) Conseil aux écrivains : à un moment donné, il faut cesser d’écrire. Même avant d’avoir commencé.

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- Michel Leiris. (s.d.). Frele Bruit. Édition consultée : 1976.
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- Michel Leiris. Frele Bruit. s.d.. Édition consultée : 1976.