Je n’écris pas des romans pour les vendre, mais pour obtenir une unité dans ma vie; l’écriture est pour moi une colonne vertébrale.
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- J’écris à partir de mon expérience personnelle, mais il n’y a pas conflit avec ma vie privée. Personne ne croit vraiment ce que je raconte dans mes chansons.
- Dans la vie comme dans les romans, il y en a qui s’obstinent à rester des personnages secondaires.
- Nous sommes tous, dans les fictions continues de nos vies, dans nos mensonges, dans nos accommodements avec la réalité, dans notre désir de possession, de domination, de maîtrise de l’autre, nous sommes tous des romanciers en puissance. Nous inventons tous notre vie.
- Je jure d’être toute ma vie élégant et libre ouvert à l’instant à la beauté à la poésie fidèle à mes amis à ceux que j’aime.
- Tout m’intéresse, surtout la vie des autres. La mienne n’a aucun intérêt. Ma passion, ce sont les auteurs. Je veux tout connaître d’eux.
- Le plaisir d’écrire est perdu. Le plaisir d’écrire, c’était de vivre avec une pensée, de la mûrir, de la vêtir, de la faire forte et belle.
- La joie d’écrire est aussi celle d’inventer son genre, sa méthode. Et dans toute vie, celle d’Esther par exemple, on ne peut pas séparer l’amour, la crainte, l’apprentissage, la violence, la tendresse, l’espérance, le roman doit pouvoir intégrer des lignes aussi contradictoires.
- La littérature est un terrain d’entente. Un terrain qui n’est pas géré que par des intérêts commerciaux ni exploité comme une mine...
- Je ne fais effort ni pour qu’on m’aime ni pour qu’on me suive, j’écris pour que chacun fasse son compte.
- L’écriture, toute écriture, reste une audace et un courage. Et représente un énorme travail.
- Écrire, c’est au mieux une vie solitaire... Un écrivain accomplit son oeuvre dans la solitude et, s’il est suffisamment bon écrivain, il doit chaque jour faire front à l’éternité ou à l’absence d’éternité.
- Je n’aime, pour moi, que les livres ou plaisants et faciles, qui me chatouillent, ou ceux qui me consolent et conseillent à régler ma vie et ma mort.
- Je connais des écrivains qui se font gloire de leur orgueil. Il n’y a vraiment pas de quoi. Rien n’est plus ridicule que l’orgueil. C’est un sentiment qui ne va jamais sans envie et qui n’est que l’hypertrophie puérile de la vanité.
- Il y en a qui sont écrivains sans pouvoir écrire et d’autres qui écrivent sans être écrivains. Il y a la nature et il y a le talent. Il y a aussi l’absence de l’un comme de l’autre.
- C’est quoi, cette putain d’idée sur l’écriture ? Qu’elle sauve celui qui écrit ? Elle sauve celui qui a préféré écrire que vivre. Les chagrins ne s’effaceront pas au nombre de pages écrites. Il faut avoir placé l’écriture plus haut que sa vie.