Rien ne mène – je le sais – à l’amour. C’est lui qui se jette en travers de votre route. Il la barre, à jamais, ou s’il la quitte, laisse le chemin rompu, effondré.
Écrivaine, 1873-1954Rien ne mène – je le sais – à l’amour. C’est lui qui se jette en travers de votre route. Il la barre, à jamais, ou s’il la quitte, laisse le chemin rompu, effondré.
Écrivaine, 1873-1954Partager sur
Source vérifiée
La Vagabonde (1910), partie 1, chapitre 3
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Toujours l’amour longe l’abîme. Tu ne le sais pas. Je ne veux pas que tu tombes.
L’amour est un rusé, et avec lui il n’y a sainte qui tienne.
L’amour, c’est comme la foudre : on n’en est nulle part à l’abri.
L’amour n’est pas mesurable à ce qu’on fait. L’amour vient sans raison, sans mesure, et il repart de même.
L’amour est une porte étroite où l’on ne passe qu’à deux, mais jamais en même temps.
L’amour comme une ombre vole quand l’amour substantiel poursuit poursuivant ce qui vole, et volant ce qui poursuit.
L’amour est de tous les instants ou n’est pas. Une minute de dispersion et tout le charme est rompu.
Amour n’est qu’un mot, jusqu’à ce que quelqu’un vienne lui donner un sens. Ne renonce pas. En général, c’est la dernière clef du trousseau qui ouvre la porte.
Dans le monde tout va ensemble, sauf l’amour. Il ne va avec rien. Il n’est nulle part. Il manque.
L’amour est un voyage dont on ne revient pas intact.

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