Quand on cite mes péchés, j’ai toujours peur qu’on en oublie les principaux !
Dramaturge, 1885-1957 Image : Studio Harcourt, Domaine public, Wikimedia Commons Quand on cite mes péchés, j’ai toujours peur qu’on en oublie les principaux !
Dramaturge, 1885-1957 Image : Studio Harcourt, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Théâtre
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Bonheur excessif et mélancolie excessive parachèvent un même péché, l’oubli du tombeau.
Étrange comme nos péchés nous semblent vivables tant que nous avons l’espoir de pouvoir un jour les effacer.
On nous prêche beaucoup le pardon des offenses : c’est une fort belle vertu sans doute, mais qui n’est pas à mon usage.
L’envie est de tous les péchés le plus difficile à avouer, et le plus répandu.
Dieu, si nous n’avions pas de péchés, que ferais-tu de ton pardon ?
Le péché entre en nous rarement par force, mais par ruse.
À force de croire, on oublie de douter.
Ne crois pas qu’un mortel coupable d’injustice Tire profit de son péché ; S’il couvre pour un temps son crime et sa malice, un jour rendra public ce qu’il avait caché.
J’ai peur d’être oublié.
Qu’entre l’erreur et le mensonge. Car je confonds la vie, la mort, l’inexistence qui me rongent. Oh, naître enfin ! Tirage au sort.

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