Un professeur de langues mortes s’est suicidé pour parler les langues qu’il connaissait.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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J’ai connu un homme qui savait soixante-deux langues. Il n’avait qu’un regret en mourant, c’est de n’avoir jamais pu les parler : il était muet.
Il y avait un langage pour la mort, comme il y a un langage pour la vie.
Une meute d’idéologues en charge de réformer l’école est parvenue en cinq décennies à saigner les études antiques. Selon eux, il serait élitiste d’apprendre les langues mortes.
Presque aucune part n’est réservée à l’enseignement de la parole proprement dite ; l’écolier apprend à lire, à écrire, à compter, à raisonner, non à parler. (…) Ils seront dans la vie la proie de quelque bavard, expert au langage courant.
En moi, par ma bouche, n’a jamais parlé que la mort. Toute poésie est la voix donnée à la mort.
Morte !… Morte !… Il y a de ces mots qu’on prononce sans pouvoir les comprendre.
Le langage réalise, en brisant le silence, ce que le silence voulait et n’obtenait pas.
On périt souvent d’ennui, dans une salle de classe, mais rarement de mort violente.
Je m’adresse aux instruits dans ler langage – leur libellé de notaire, que je me suis appliqué à utiliser tout au long de ces notes, pour me faire entendre d’eux.
Rien de tel pour vous apprendre l’écriture qu’un maître qui ne sait pas lire.

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