La pornographie, c’est ce qui parvient à susciter un simulacre de désir chez ceux qui ont eu trop de tout. C’est pourquoi, aujourd’hui, l’art dominant est pornographique : il est le seul qui parvient à attirer l’attention.
Image : La pornographie, c’est ce qui parvient...

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- La popularité est la couronne de laurier que le monde met sur le mauvais art. Tout ce qui est populaire est faux.
- Il y a un utile et un inutile en art. La majorité du public ne ressent pas cela, envisageant l’art comme une distraction.
- Aujourd’hui, tout est devenu un commerce : l’art, l’existence, la sexualité, la quête du bonheur... Pourtant, c’est l’essentiel ! Chercher à s’épanouir simplement en restant honnête vis-à-vis de soi-même, sans s’être jamais mal vendu ou avoir été mal acheté, c’est pas mal non ?
- Je me suis toujours beaucoup méfiée de l’actualité, en littérature, en art, dans la vie. Du moins, de ce que l’on considère comme l’actualité, et qui n’est souvent que la couche la plus superficielle des choses.
- Ce qui serait bien, à présent, pour l’évolution de l’histoire du cinéma, ce serait de tourner un film porno où les acteurs feraient l’amour en se disant «je t’aime» au lieu de «tu la sens, hein, chiennasse». Il paraît que cela arrive dans la vie.
- Je pense que l’on peut avoir une personnalité, mais qu’il faut tout de même considérer cela comme un art. Il y en a qui ont fait des cours de cinéma. En plus de leur folie, ils ont additionné la technique, et cela en fait de grands acteurs. Regardez le père de Vincent Cassel...
- L’Art est d’abord magique, puis religieux; au seizième siècle de notre ère, il renaît égocentrique; quatre cents ans plus tard il se fait peur sur les bords du néant; finalement il se jette tout entier dans les bras du marketing.
- La popularité est la couronne de laurier que le monde tresse à l’art médiocre.
- Le porno enlève au sexe le mystère, la révérence et la transcendance.
- C’est dans l’irrégularité, la clandestinité, le cambriolage que le plaisir est intense; pas dans la préméditation.
- L’individuation n’a d’autre but que de libérer le Soi, d’une part des fausses enveloppes de la persona, et d’autre part de la force suggestive des images inconscientes.
- Depuis toujours, profondément, violemment, je déteste ceux qui veulent trouver dans une œuvre d’art une attitude (politique, philosophique, religieuse, etc.), au lieu d’y chercher une intention de connaître, de comprendre, de saisir tel ou tel aspect de la réalité.
- Et quand l’art nous convie au festin émerveillé, parfois il se pare de la mélancolie qui s’attache à la connaissance de notre finitude. Cette association secrète entre deux sentiments qu’on aurait pu croire contradictoires nous indique que l’émerveillement est souvent composite.
- L’art est une sorte de scandale, un exhibitionnisme dont la seule excuse est qu’il s’exerce chez les aveugles.
- J’ai d’ores et déjà compris une chose, c’est que l’art est un masque. C’est le masque qui rend acceptable, tolérable, visible, appréciable même peut-être, pour la société, une singularité qui normalement, vous condamne à en être rejeté.