Et quand l’art nous convie au festin émerveillé, parfois il se pare de la mélancolie qui s’attache à la connaissance de notre finitude. Cette association secrète entre deux sentiments qu’on aurait pu croire contradictoires nous indique que l’émerveillement est souvent composite.
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- L’oeuvre d’art peut même nous émerveiller tant que soudain elle nous happe et nous absorbe.
- Ce sentiment océanique d’étonnement et d’admiration est la source de la mystique, de la science pure et de l’art pour l’art; c’est leur commun dénominateur, leur lien affectif.
- L’art nous fait appréhender le réel à travers une expérience subjective. Avec la science, la connaissance de l’univers évolue d’étape en étape, comme si elle gravissait les degrés d’un escalier sans fin, chacune réfutant souvent celle qui l’a précédée, au nom de vérités particulières objectives. En art, la connaissance est toujours une vision nouvelle et unique de l’univers, un hiéroglyphe de la vérité absolue. Elle est reçue comme une révélation, ou un désir spontané et brûlant d’appréhender intuitivement toutes les lois qui régissent le monde : sa beauté et sa laideur, sa douceur et sa cruauté, son infinité et ses limites.
- L’art est la révélation d’une sensibilité exquise.
- L’art est toujours plus abstrait que nous ne l’imaginons. La forme et la couleur nous parlent de forme et de couleur, et tout s’arrête là.
- Quel est l’objet de l’art ? Si la réalité venait frapper directement nos sens et notre conscience, si nous pouvions entrer en communication immédiate avec les choses et avec nous-mêmes, je crois bien que l’art serait inutile, ou plutôt que nous serions tous artistes, car notre âme vibrerait alors continuellement à l’unisson de la nature.
- L’art n’est pas d’arriver avec des idées neuves mais d’interpréter ces idées qui nous entourent depuis toujours.
- Ce qui nous impressionne dans une oeuvre d’art est bien rarement l’oeuvre en elle-même, mais l’idée que les autres s’en font, et c’est pourquoi sa valeur commerciale subit d’énormes changements.
- C’est important quand on est peintre ou danseur, ou bien quand l’on représente l’art pour lequel on se passionne, de bien le représenter.
- L’art moderne est - dans la mesure où il vaut quelque chose - un retour à l’enfance. Son thème éternel est la découverte des choses, découverte qui ne peut se produire, sous sa forme la plus pure, que dans le souvenir de l’enfance.
- On ne peut pas dire d’une oeuvre d’art qu’elle soit inutile; elle est un moyen de communication entre celui qui l’a crée et celui qui l’admire; elle répond donc au besoin humain le plus spécifique : mettre en commun.
- L’art nous dit quelque chose, même là où nous pensons qu’il ne nous le dit pas. C’est sa force, la force de la littérature, du cinéma, de la peinture.
- L’art prend différentes formes... Mais il représente quelque chose de fondamental en nous tous - notre histoire.
- L’art, au bout du compte, n’est peut-être pas plus sérieux que le jeu de quilles ? Tout n’est peut-être qu’une immense blague, j’en ai peur...
- L’Art est d’abord magique, puis religieux; au seizième siècle de notre ère, il renaît égocentrique; quatre cents ans plus tard il se fait peur sur les bords du néant; finalement il se jette tout entier dans les bras du marketing.